Les travailleurs de l’APC de Oued Ghir, une commune sise à la périphérie de la ville de Béjaïa, ont organisé mardi dernier un débrayage de deux heures pour dénoncer le retard enregistré dans le payement de leurs salaires de mai et juin.
Pour le S/G de la section syndicale Snapap au niveau de cette APC, Aïssaoui Boubekeur, cette action de protestation a été décidée en vue d’interpeller les pouvoirs publics, notamment le chef-daïra de Béjaïa pour trouver une solution rapide à leur problème. Toutefois, le chef-daïra, M. Hocine Attalah, qui gère ladite mairie depuis maintenant quelques mois, en vertu d’un arrêté du wali de Béjaïa, ordonnant le transfert de la gestion des affaires de l’APC des élus locaux aux mains de l’administration, ne semble pas être interpellé par ce débrayage, du moins pour le moment. En effet, selon notre interlocuteur, le représentant de l’Etat n’as même pas daigné se déplacer à la mairie de Oued Ghir pour donner des explications aux protestataires. «Aucune réaction ne nous est parvenue du chef-daïra qui ne s’est même pas rendu sur les lieux pour nous parler», déplore M. Aïssaoui. Par ailleurs, ce dernier, qui dénonce «un abus du pouvoir» nous informera que six ouvriers (gardiens de nuit) de l’APC se sont vus sanctionnés par des retenus sur salaires, suite à la grève nationale des communaux observée du 14 au 16 du mois écoulé alors même qu’ils ont travaillé le plus normalement du monde. Pour rappel, lors de la dernière grève de trois jours des travailleurs de la commune, une marche de solidarité a été organisée par les ouvriers de l’APC de Oued Ghir, soutenus par leurs collègues des autres municipalités de la wilaya, au centre ville de Béjaïa, pour dénoncer l’application des ponctions sur salaires à l’encontre des grévistes de cette commune.
Boualem Slimani

