L’école primaire de Sanana occupée

Au moment où l’on parle de la fermeture de douze établissements scolaires sur le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou, certains hameaux sont encore privés de cette opportunité. Car aujourd’hui, il y a encore beaucoup d’élèves de surcroît du primaire qui continuent à faire des kilomètres à pied pour se rendre à l’école. L’exemple des petits potaches d’Iouchathen est édifiant à plus d’un titre. Ces pauvres potaches, bravent plusieurs dangers quotidiennement. Chaque jour que Dieu fait, ils traversent des buissons ainsi que la rivière en crue en hiver. A Sanana, un village de la commune de Draâ El Mizan, une partie de l’école primaire est toujours occupée par des familles sinistrées si bien que les parents d’élèves ont failli fermer l’établissement. Cette situation a été évitée par la présence de l’inspecteur de la circonscription. « Depuis l’hiver dernier, un logement et deux classes sont toujours squattés. Il est impossible de travailler dans ces conditions. Parfois, nos enfants sont en contact avec des adultes ». Les contestataires ont finalement accepté que la rentrée scolaire soit faite à l’instar de toutes les localités. « Puisque les responsables disent que ce problème trouverait sa solution juste après le référendum sur la réconciliation nationale, nous allons attendre. Mais s’il n’y a rien, nous fermerons l’école. Cette dernière n’est pas une cité de recasement. Il est temps aux responsables de prendre des initiatives avant que chaque catastrophe ne se produise. A titre d’exemple, ils doivent à chaque attribution réserver un quota de quelques logements en cas de sinistre. Où sont alors les plans ORSEC dont on parle ? », s’interroge un autre parent. Seulement avec les temps qui courent, c’est tout le monde qui tombe dans la facilité. Car, faudra-t-il le souligner, les écoles sont devenues des lieux où l’on recase des sinistrés.

Amar Ouramdane