Le wali met en garde

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La grève des transporteurs urbains de la ville de Béjaïa a fait réagir le wali, M. Hamou Ahmed Touhami. Invité hier, au forum de Radio Soummam, le chef de l’exécutif de wilaya a déclaré que « l’Etat a les moyens de remédier à cette situation », sans toutefois éclaircir ses dires par des explications sur les solution qu’il compte mettre en oeuvre. Concernant, le bras de fer qui est né entre les transporteurs urbains de Béjaïa, en grève depuis jeudi dernier, et les usagers, le wali de Béjaïa se dit en connaître les tenants. «Celui qui est derrière cette grève des transporteurs urbains, nous le connaissons. Il s’agit d’un opérateur qui a bénéficié d’une ligne de crédit bancaire dans le cadre de l’ANSEJ. Il a commencé avec deux bus. Aujourd’hui, il en a une vingtaine», a-t-il dit. Par ailleurs, dans un communiqué de presse publié hier, les trois syndicats des transporteurs de la wilaya de Béjaïa indiquent que « les 400 transporteurs urbains ont observé un arrêt de travail pour protester contre l’insécurité et les agressions dont ils font l’objet de la part de certains jeunes », invitant les associations locales et les citoyens de la ville de Béjaïa à « sensibiliser » ces jeunes afin de ne plus barrer la route aux transporteurs et de ne pas les prendre pour cible à coups de pierres. Tout en se déclarant « disposés » à reprendre du service à tout moment, une reprise conditionnée toutefois par le retour « de la sécurité et du calme », ces syndicats, déclarent que « l’augmentation du prix du ticket de bus est vitale pour les transporteurs». De leur coté les représentants de la Coordination du mouvement associatif de la commune de Béjaïa appellent, par le biais d’une déclaration diffusée hier, les habitants du chef-lieu de wilaya de Béjaïa et les élus locaux à venir en nombre pour prendre part au rassemblement qu’ils projettent d’organiser, mercredi prochain, devant le siège de la wilaya. Les rédacteurs de la déclaration, tout en qualifiant certains opérateurs de « rentiers et véreux », invitent les transporteurs urbains à rependre sans tarder le travail et à garder les tarifs initiaux, soit 10 dinars, pour au moins assurer le transport des enfants candidats aux examens du BEM. Au-delà des déclarations des uns et des autres, celle du wali de Béjaïa sur les ondes de Radio Soummam, même ambiguës, laissent supposer d’éventuelles sanctions à l’encontre des transporteurs urbains, notamment les initiateurs de la grève et de l’augmentation des tarifs. En évoquant « les moyens » dont dispose l’Etat pour remédier à cette situation, M. Hamou Ahmed Touhami menace les transporteurs « réfractaires » de radiation et de leur remplacement par d’autres ou par le renforcement de la flotte de la régie publique du transport urbain de Béjaïa.

Dalil S.

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