Le deuxième jour de l’examen du BEM a connu quelques perturbations à l’établissement d’Ibnou Ness, sis à la place du 1er Mai à Alger, les élèves y ont contesté l’épreuve d’anglais car l’une des questions du sujet avait été enlevée du programme scolaire. « Ce matin, les élèves ont contesté la première question de l’épreuve d’anglais, car ils n’ont pas étudié la leçon durant l’année scolaire », a estimé une enseignante. Précisant qu’au premier jour, les futurs lycéens se sont confrontés au même problème, concernant l’épreuve des sciences islamiques, « qui contenait un sujet qui a été supprimé du programme depuis plus de cinq ans », a noté la même source. « Les épreuves étaient abordables. Je suis vraiment content », dira un collégien croisé à la sortie de l’établissement. Après s’être débarrassés du stress des épreuves de la matinée, les candidats regroupés dans l’enceinte de l’établissement s’apprêtaient à faire face au sujet d’histoire, avec les mêmes volonté et détermination. Par ailleurs, les enseignants ont mis l’accent sur quelques points, concernant notamment les repas servis aux surveillants : « Ce sont des repas loin d’être sains. Depuis le début des examens, on nous sert des boites de thon avec du fromage, sans prendre en considération la santé des enseignants », s’est indignée une enseignante. De son côté une surveillante qui semblait avoir gros sur le cœur, n’a pas manqué de mettre en exergue le bon déroulement des épreuves mais en insistant sur les conditions que subissent les surveillants. Pour rappel, ils sont 771 284 candidats à prendre part à l’examen du BEM. Les filles se taillent la part belle avec 431 016 candidates, soit un taux de 55,88%. La wilaya d’Alger, compte 26 972 candidats inscrits au niveau de la direction de l’éducation d’Alger Est, répartis sur 68 centres d’examen, 17 170 candidats inscrits au niveau de la direction d’Alger Centre répartis sur 43 centres d’examen et 24 214 candidats inscrits au niveau de la direction d’Alger Ouest répartis sur 69 centres d’examen. Le ministère de l’éducation nationale a mobilisé 3 000 correcteurs répartis sur 2 590 centres d’examen, 120 000 chargés de la surveillance et 5 342 observateurs.
Samira Saïdj

