«Tout au long de nos routes, et même au niveau des carrefours importants, certaines plaques de signalisation routières sont rendues inopérantes par les affiches de la campagne électorale».
En effet, comme partout ailleurs, murs, plaques de signalisations, balises de protections des routes, ponts, ont été soumis à un affichage pour le moins que l’on puisse qualifier de sauvage.
Maintenant que les municipalités ainsi que les services publics tels que la DTP, ont hérité de toute cette pagaille d’après fête, ils doivent mettre à contribution leurs caisses, leurs moyens matériels et humains pour le grand nettoyage. La commune de M’Chedallah s’est déjà mise à l’œuvre en s’engageant dans cette opération.
La tâche ne s’avère pas aisée, à la vue du grattage auquel doivent recourir les agents communaux pour en venir à bout, car lors de ces opérations d’affichage, on a pris soin d’appliquer une colle sèche qui doit rendre le papier adhésif. A l’occasion, des murs des institutions publiques telles que la recette communale, la façade de l’hôpital ont même été repeints à neuf pour faire disparaître les graffiti à la peinture noire.
Mais, il subsiste néanmoins des lieux qui attendent leur traitement comme la salle du théâtre communal et le nouveau bloc de logements sociaux à M’Chedallah dont les murs sont encore couverts d’affiches blafardes qui n’ont plus aucun sens, si ce n’est celui de garnir des murs dans l’indifférence des autochtones, et l’étonnement des visiteurs.
Aussi, les services de la voirie, en l’occurrence la DTP sont eux aussi appelés à faire le ménage dans leur signalisation routière pour lui restituer son visage et son langage que lui destine le code routier.
Mohand Meghellet
