Hier, une dizaine d’agents de sécurité de l’Université de Bouira, exerçant dans le cadre du pré emploi, ont entamé une grève illimitée dans le but de protester contrer les conditions de recrutement jugées « douteuses », mais aussi pour réclamer leur intégration effective. Par cette action, les grévistes comptent interpeller l’administration de l’université de Bouira, notamment son recteur, concernant leurs conditions de travail jugées « déplorables ». Parmi les protestataires, deux sont montés sur le toit du poste de sécurité pour crier leur colère. Moussa, un agent de sécurité de 36 ans, nous a déclaré d’un ton vif : « On se fait exploiter depuis prés de deux ans ! On en a assez des fausses promesses du recteur. Ce dernier nous a fait miroiter une intégration, mais ce n’était que des paroles en l’air ». Il regrettera aussi «le manque de mobilisation » de ses camarades en disant : «On a entrepris cette action à l’unanimité. Mais comme vous pouvez le constater, on n’est qu’une dizaine à avoir osé faire grève ». Sous un soleil de plomb et des températures avoisinant les 45 degrés, son collègue, perché également sur le toit, a affirmé qu’ils étaient «prêts à tous les sacrifices, pour obtenir une titularisation». D’autres grévistes ont mis en exergue «les conditions et les modalités douteuses des recrutements». Imad, qui exerce, lui aussi, dans le cadre de l’emploi jeune, a souligné que « l’administration fait preuve de passe-droit. Sinon, comment expliquer le fait que des postulants, sans aucune expérience, accèdent aussi facilement à des postes d’emploi, alors que d’autres, avec un bagage conséquent et une expérience non négligeable, se retrouvent sur le carreau ? ». Enfin, il est à souligner que les protestataires comptent maintenir la pression sur l’administration et menacent de « durcir leur mouvement » dans les jours à venir.
R. B.
