La commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) annonce une «campagne de sensibilisation contre la consommation de drogues et l’emprise des stupéfiants dans les milieux scolaires et universitaires du pays».
Le but étant de chercher les voies et moyens à même de sortir la jeunesse de l’emprise des stupéfiants. «La répression n’est pas suffisante pour juguler le phénomène de la drogue, il faut aller vers la prévention, en mettant en place des campagnes de sensibilisation sur les dangers et les conséquences de la drogue», a affirmé Farouk Ksentini, président de la CNCPPDH, hier, lors d’une conférence de presse animée à Alger en compagnie de l’avocate Fatma Zohra Benbrahem. Précisant que la loi de décembre 2004 n’a fait que remplir les prisons, sans apporter une solution ferme au phénomène de la drogue. «Il faut réviser les lois» a suggéré le président de la CNCPPDH, selon lequel la drogue est devenue un problème de santé publique, «il n’y a jamais eu autant de consommateurs en Algérie, comme aujourd’hui», a noté M. Ksentini avant d’ajouter que «l’Algérie, qui était un pays de transit, est devenu un pays de consommation et de production». Il n’a pas, aussi, manqué de mettre le point sur le rôle des autorités dans l’éradication de ce fléau. «Les grandes quantités de drogue parviennent du Maroc, les autorités marocaines ne prennent aucune mesure pour lutter contre cette contrebande. Les autorités algériennes et marocaines, doivent se concerter afin de résoudre ce phénomène», a-t-il ajouté. Le président de la CNCPPDH met en exergue l’importance de la sensibilisation sur les dangers de la drogue. «Ce n’est pas facile d’éveiller la conscience des enfants sur les conséquences négatives de la drogue», a-t-il indiqué. De son coté maître Benbrahem a estimé que l’usage de la drogue a pris de l’ampleur d’une manière très inquiétante dans la société algérienne, «la drogue touche même les enfants, ils sont utilisés par les trafiquants comme moyen de transition», a-t-elle noté.
Samira Saïdj

