Bouhamza est une petite commune de la wilaya de Béjaïa où le sport, dans toute sa diversité est roi. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le football occupe une place de choix au sein de la masse juvénile qui le pratique dans tous les quartiers de la ville, les placettes des villages et sur n’importe quel espace, fut-il étroit et accidenté en attendant de voir la localité se doter d’un stade digne de ce nom, aménagé d’une pelouse. Conscients de l’importance que peut ravoir un club de football chez de jeunes amateurs de la régions, qui ne demandent que peu de moyens pour affirmer leurs talents, les autorités locales ont mis les bouchées doubles pour rénover, en un temps record, le terrain de sport du chef-lieu, et ce pour permettre au club de football local de s’engager dans les compétitions officielles. Cela a encouragé les adeptes du sport dans la commune à remettre sur selle, pour l’exercice 2007/2008, leur club fétiche, l’IR Bouhamza, mis en veilleuse quelques années auparavant à cause, justement, de l’inexistence de terrain et de moyens. L’IRB, évoluant en pré honneur de Béjaïa, qui a retrouvé son terrain et son public, n’a pas réussi à faire un bon parcours, la saison dernière, terminant à une place d’avant dernière de son groupe. Selon un dirigeant, « les joueurs seniors ont déserté l’équipe qui a continué la saison avec les juniors, d’où les résultats catastrophiques ». Pour 30 matchs joués, l’équipe n’a comptabilisé que 23 points, 5 victoires, 8 nuls et 17 défaites. Les attaquants ont inscrit 39 buts et la défense en a encaissé 57, d’où une différence négative de 18 buts. Selon notre source, une assemblée générale élective aura lieu incessamment pour dégager un comité qui essayera de remettre le club sur rails. « Pour cette année, nous tirerons les leçons des erreurs du passé pour construire une équipe compétitive qui va pouvoir honorer notre commune », dira notre interlocuteur. Les Bouhamzouis peuvent aisément réaliser ce défi, ils ont, à maintes reprises, prouvé leur détermination à honorer dignement leur commune.
L. Beddar
