Le début de la campagne de moisson battage dans le sud de la wilaya de Tizi-Ouzou notamment dans les communes relevant des daïras de Boghni, Draâ El Mizan et Tizi Gheniff n’est pas à la hauteur de ce qu’espéraient les agriculteurs.
Et pour cause, les moyens matériels mobilisés par la coopérative des céréales et des légumes secs (CCLS ) de Draa Ben Khedda, à savoir les moissonneuses batteuses, se sont avérés insuffisants pour mener à bien et dans des délais respectables la campagne de moisson. Pour mieux comprendre cette situation, un exploitant de la commune de Ain Zaouïa n’a pas caché sa colère en évoquant les moyens mis à sa disposition, se limitant, insiste t-il, « à deux moissonneuses batteuses pour sillonner des centaines d’hectares s’étendant sur des dizaines de kilomètres entre une commune et une autre. Notre interlocuteur évoque aussi «les faveurs faites à certains agriculteurs en les programmant assez vite par rapport à d’autres, comme c’est le cas pour moi, car le passage de la moissonneuse devait se faire la semaine dernière». L’autre aléa constaté en recourant aux moyens de la CCLS dont les prestations de service ne vont pas au delà du fait de moissonner au prix de 3800 DA l’heure, soit presque les mêmes couts que le privé. Les mesures d’accompagnement, entre autres, la mobilisation des tracteurs et des citernes à eau pour parer aux incendies dans les champs, en plus de la main d’œuvre chargée de la levée des sacs des céréales récoltées. De plus, au niveau de la CCLS de Draa Ben Khedda, les céréaliculteurs qui ont pu franchir le cap de la moisson, déplorent le manque d’organisation pour déposer les récoltes, un état de fait qu’un agriculteur de Frikat nous a confirmé. A signaler que du coté de la ferme Lamrani, dans la commune de Ain Zaouïa, connue pour la production de semences de blé la campagne moisson battage n’a pas occasionne de problèmes, du fait que cette exploitation agricole dispose d’une moissonneuse batteuse. En dépit de ces entraves, il faut tout de même que les rendements par hectare de surface cultivé notamment en orge et en blé soient appréciables, ce qui constituerait une consolation pour les agriculteurs.
M. Haddadi

