Le président de la ligue pôle volley-ball de Tizi-Ouzou, Ramdane Lehad, nous fait un bilan général de la saison 2011/2012 de la structure dont il a la responsabilité. Il se dit globalement satisfait, même s’il y a beaucoup d’insuffisances à combler, notamment sur le plan de l’encadrement, des infrastructures et des moyens financiers. Il nous parle, aussi, du beach-volley et d’autres sujets inhérents au volley ball.
La Dépêche de Kabylie: Quel bilan faites-vous pour cette saison ?
Ramdane Lehad : Je suis globalement satisfait du déroulement de la compétition, cette saison, qui s’est déroulée dans de bonnes conditions malgré quelques insuffisances qui restent à combler. La saison s’est déroulée dans le calme et dans de bonnes conditions. Les minimes du CA Fréha et les cadettes de la JS Azazga, qui ont émergé du lot cette saison, méritent amplement leurs sacres, vu le potentiel et la qualité de leurs effectifs. Les minimes et les cadettes de la JS Azazga, ont, elles aussi, remporté les coupes de wilaya et méritent largement leurs distinctions. Dommage qu’il n’y avait pas beaucoup d’équipes engagées, la compétition aurait été plus attrayante. Je déplore aussi la défection des garçons de Béni Amrane, qui n’ont pas daigné faire le déplacement à Tizi-Ouzou pour jouer leur finale contre JS Maâtkas.
Vous avez, aussi, organisé un stage d’initiateurs et d’arbitre, comme vous avez participé avec les sélections de wilaya à différents tournois…
Effectivement, on a participé au tournoi national de mini volley qui s’est déroulé à Boumerdés avec les benjamines de la JS Azazga, de la JS Maâtkas et du CS Mouloud Mammeri. On a organisé un stage d’initiateurs et un autre d’arbitre au mois de novembre, des stages qui ont été animés par des cadres compétents. On a pris part aux jeux sportifs nationaux, avec la sélection de la wilaya Benjamines, qui se sont tenues à Blida dans le cadre des festivités du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays. Donc, globalement, je dirai que je suis satisfait du bilan de cette saison, car on a fait de notre mieux et avec les moyens qu’on a pour réussir cette saison.
C’est la première fois que quatre équipes de votre ligue prennent part aux différents challenges nationaux ?
C’est une fierté pour nous, d’avoir quatre équipes qui ont participé aux challenges nationaux qui se sont déroulés récemment à Alger. Les minimes du CA Fréha se sont classées à la quatrième place, les cadettes de la JS Azazga à la troisième, tandis que les minimes de la JSA ont arraché brillement la deuxième place, alors qu’en promotionnel, les cadettes de USF Dellys ont terminé troisièmes. Je tiens, en tant que président de la ligue pôle de Tizi-Ouzou, à féliciter ces équipes et à remercier leurs responsables pour les efforts qu’ils font pour élever le niveau du volley-ball au niveau de notre ligue qui regroupe, pour rappel les wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira et Boumerdès.
Êtes-vous satisfait du niveau technique du championnat de votre ligue ?
Il faut reconnaître qu’on est loin du niveau souhaité et que mis à part la JS Azazga, qui a de bons encadreurs, les autres patinent. Ce club est un exemple à suivre, vous n’avez qu’à voir ses résultats. Les autres équipes manquent d’encadreurs, d’infrastructures et de moyens financiers, pour progresser et aller de l’avant. Les clubs doivent aussi faire des efforts pour développer et s’améliorer ce sport. Imaginez-vous qu’on n’a pas de championnat de garçons car les clubs n’ont pas de catégories masculines. Désolé mais ce n’est pas à la ligue de créer cette catégorie au sein des clubs engagés.
Avez- vous les moyens pour atteindre vos objectifs ?
L’argent est les nerfs de la guerre, comme ont dit. On manque cruellement de moyens financiers au sein de la ligue. La DJS nous octroie 30 millions, ce qui est vraiment insignifiant pour qu’on puisse gérer un championnat et organiser différentes manifestations, mais on n’a pas le choix et on fait avec. Les autres ligues de wilaya ont des budgets conséquents, qui dépassent largement le notre. On demande à la DJS de faire plus d’efforts et d’aider la ligue, car dans ce volet c’est une catastrophe et même les clubs en souffrent.
Justement, vous allez organiser l’assemblée générale élective à la fin août, comptez-vous briguer un autre mandat ?
Pourquoi pas ! Vu que je suis toujours motivé pour apporter ma modeste expérience à cette ligue. Mais s’il y a d’autres candidats qui peuvent apporter un plus à notre ligue, ils seront les bienvenus. Mais avant cela, on doit présenter les deux bilans, moral et financier, lors de l’AG ordinaire.
Vous étiez, en tant que directeur de la compétition, au four et au moulin lors du quatrième circuit de Beach-volley, quels en sont les enseignements ?
Cette quatrième édition du circuit s’est déroulée dans de bonnes conditions et fut une réussite sur tous les plans.
Nous avons constaté une amélioration du niveau technique au fil des étapes. Nous avons choisi Béjaïa pour clore ce quatrième circuit, car cette ville est le fief du volley et un pôle du développement de la discipline à l’échelle nationale. Nous tenons à remercier vivement notre sponsor officiel Faderco Awane et la fédération Algérienne du volley ball, ainsi que les ligues des wilayas où se sont déroulées les étapes du circuit, sans oublier la presse, écrite et audiovisuelle, qui les a couvert. J’espère que, l’été prochain, le circuit national sera d’un niveau encore plus élevé et connaîtra une plus grande réussite. Nous sommes vraiment confiants et optimistes, car tout le monde est animé d’une bonne volonté. Au passage, je tiens vivement à féliciter la paire de Tizi-Ouzou, Narimane Kaci et Kenza Abbes, pour avoir dignement honoré la wilaya dans cette discipline qui commence à se vulgariser dans notre pays.
On vous laisse le soin de conclure.
Je tiens à remercier toux ceux qui nous ont aidés, de prés ou de loin, pour le bon déroulement du championnat de la ligue. Je remercie vivement la fédération Algérienne du volley ball et son président Mutapha Lemmouchi pour son aide, ainsi que les membres permanents de la ligue, à l’image de Rabah Hassoun, Mustapha Lamri, Amar Serkhane, sans oublier Mohend Tamadartaza qui m’a beaucoup aidé par ses précieux conseils, à gérer la ligue. Je n’omettrais pas aussi les clubs qui font des efforts et un travail remarquable. De notre coté on fera toujours de notre mieux, avec les moyens dont nous disposons, pour élever le niveau de la discipline dans la région. Enfin, je souhaite bonne chance et bon courage à notre sélection nationale dames pour les JO.
Entretien réalisé par K. Kader

