Des citoyens riverains du service hémodialyse d’Ahnif, relevant de l’EPSP de M’chedallah, révoltés et inquiets pour la santé de leurs familles, nous ont approchés, pour dénoncer, de nouveau, les amoncellements de déchets médicaux émanant de ce service, qui prennent du volume de jour en jour.
Une source proche de cette institution estime à pas moins de 60kg, les déchets qui sont quotidiennement déposés à côté du bac à ordures du type grand format, débordant de sachets et autres déchets. Ce répugnant dépotoir, aménagé à moins de 10m de l’entrée même du service, n’est séparé d’un groupe d’habitations que par un mur de clôture, le tout bien exposé aux rayons du soleil, ce qui accélère le pourrissement des déchets d’où se dégage une insupportable odeur nauséabonde qui attire toutes sortes d’insectes et de rongeurs qui éventrent les sachets d’où s’écoulent des liquides répugnants. Le président de l’APC a donné des instructions à son service d’hygiène aux fins de lancer une mise en demeure aux responsables de l’EPH, les obligeant à procéder à l’enlèvement des déchets. Rappelons que cette situation dure depuis plus d’une année, soit depuis que l’incinérateur de l’EPH, où sont détruits ces déchets spéciaux, a été mis à l’arrêt, suite à une défaillance au niveau des brûleurs. Signalons également que cet équipement aménagé en plein centre de la ville de M’chedallah incommodait les riverains par la fumée que dégageait sa haute cheminée, ce qui les poussa à carrément exiger sa fermeture, une doléance confirmée par une commission de wilaya, qui s’est prononcée pour sa réforme, sans qu’une solution adéquate n’ait été dégagée pour la prise en charge des déchets hospitaliers qui doivent impérativement être incinérés. Il est à noter, que, dans cet incinérateur réformé sont également brûlés les déchets de la maternité du bloc opératoire, du laboratoire d’analyses médicales ainsi que l’ensemble des déchets spéciaux de l’EPSP, avec ses 06 centres de santé et 26 unités de soins. Depuis sa fermeture, les gestionnaires de ces deux secteurs sanitaires se débattent avec leurs volumineux déchets, sans qu’une solution définitive ne soit trouvée, comme l’aménagement d’un nouvel incinérateur dans un endroit plus approprié. La raison de ce retard serait donc l’incapacité des gestionnaires de la chose publique de mettre, à la disposition de ce secteur de la santé une assiette de terrain répondant aux normes requises. Notons pour conclure qu’un citoyen habitant à proximité de ce dépotoir, diabétique de son état et exerçant dans ce service, a failli être amputé d’un bras l’année passée, suite à une piqûre d’un moustique, ce qui lui a valu d’être soumis à des soins intensifs durant plusieurs semaines.
Oulaid Soualah

