Après une semaine du mois de Ramadhan, les brigades de contrôle de la qualité d’hygiène et de répression des fraudes ne se sont toujours pas manifestées à Draâ Ben Khedda. Du moins la situation qui prévaut ne laisse pas du tout penser qu’un mécanisme de persuasion est en place. Et les infractions se multiplient se plaignent des citoyens impuissants. Au marché les vendeurs de fruits et légumes n’en font qu’à leur guise et imposent leurs prix et leur diktat à des citoyens déjà ruinés, en attendant d’être «achevés» à l’Aïd. Ces brigades de contrôle auront, certainement, des choses à réprimer. D’abord, les changements d’activités durant ce mois de Ramadhan, en dépit de leur interdiction par la direction du commerce. Ce phénomène est très répandu à Draâ Ben Khedda et aucune autorité n’a jusque là levé le petit doigt pour y mettre un terme. Pire, juste à côtés des toilettes publiques du centre-ville, des points de vente de brioches et autres gâteaux, un commerce qui se fait au vu et au su de tout le monde qui ne cesse de passer et repasser par là à pieds ou à bord de véhicules. Le pain est exposé à l’extérieur des magasins et est manipulé par les passants, à volonté. Même l‘abribus est en partie squatté. Cela se fait progressivement avec le silence des autorités. Un contrôle rigoureux, des mesures appliquées sur place changeraient certainement le comportement de ces marchands.
Arous Touil
