M’Chedallah – Programme d’aide à l’habitat rural – La première tranche se fait attendre

Certains bénéficiaires de l’habitat rural, dans le cadre du nouveau quota de 20 000 logements affecté à la wilaya de Bouira dans le programme quinquennal 2010-2014, semblent rencontrer des difficultés pour se faire payer leur première tranche.

Cela est dû à un problème d’ordre purement bureaucratique et lié à la lenteur dans la transmission d’un document de la caisse nationale du logement (CNL), il s’agit de l’attestation d’adhésion au cahier des charges souscrit par le postulant. Une pièce maîtresse contenant un code devant permettre au service de la DLEP, chargé du suivi des projets, d’accomplir leurs formalités de mandatement. C’est ce que nous fait comprendre Azeddine, quadragénaire de M’Chedallah, lequel, bien qu’étant à 60% d’avancement des travaux dans son chantier, ce qui lui donne même le droit à la deuxième tranche de 40% de l’aide, n’a pas encore encaissé un sou. « Ça fait bientôt 5 mois depuis que j’ai bouclé toutes les formalités, sans que ce document ne parviennent aux services de la daïra qui en font une condition essentielle pour le paiement de la première tranche. Et franchement, je suis à la recherche d’une intervention auprès de la CNL pour activer sa transmission, car, après avoir englouti tous mes moyens financiers, j’ai dû recourir à l’emprunt pour ne pas arrêter mes travaux, car, à mon âge, j’ai bien envie de mettre fin à mon célibat et de convoler en juste noce après avoir terminé ma maison », nous confie-t-il avec une amertume non dissimulée face. Ainsi, pour les postulants éligibles à ces aides, le parcours de combattant s’entame devant les services de la subdivision agricole et de la daïra, par la formalisation d’un dossier comprenant la demande de soutien du Fonds National du Logement (FONAL), le document attestant que le postulant est adhérent aux programmes du PNDA ou qu´il exerce une activité en milieu rural, délivré par la Direction des Services Agricoles (le cas échéant), la déclaration sur l´honneur attestant que le postulant et, le cas échéant, son conjoint n´ont jamais bénéficié de la cession d´un logement du patrimoine immobilier public ou d´une aide de l´Etat destinée au logement ou ne sont pas propriétaire d´un terrain à bâtir, hormis celui destiné à recevoir le logement rural objet de cette aide, la déclaration sur l´honneur portant sur le niveau du revenu du ménage, accompagnée des pièces justificatives. Après l’épreuve de vérification dans le fichier national qu’il n’est pas bénéficiaire d’un logement ou d’une aide publique, et l’obtention, au terme des travaux de la commission ad hoc de la daïra, de la décision d’éligibilité du wali, place aux formalités liées au permis de construire, avec remise d’un plan, qui semble être uniformisé pour toute la région. Le permis n’est délivré par la commune qu’au terme de délais que s’accordent les différents services locaux, hydraulique, urbanisme, travaux publics, pour instruire le dossier. La caisse nationale du logement, à travers cette fameuse souscription à un cahier des charges signée par le postulant, s’avère une étape importante dans cette course à obstacles qui ne laisse, en fin de parcours, que ceux ayant un souffle long, car il devront endurer, encore la cherté des matériaux de construction et des lenteurs dans les versements de leur tranches. Versements subordonnés, par ailleurs, au constat des services de la DLEP.

Mohand Meghellet