Suite à la grève enclenchée depuis le 24 juillet dernier au niveau de la Laiterie de Draâ Ben Khedda, la direction générale de l’entreprise a lancé un appel en direction des grévistes pour réintégrer leurs postes de travail à partir de demain dimanche. Dans un communiqué rendu public avant-hier, la direction générale de la Laiterie appelle «l’ensemble des travailleurs à faire preuve de sagesse, de conscience professionnelle, de sens de responsabilité et reprendre leurs postes de travail, le dimanche 5 août 2012 à 9h. Faute de quoi, la direction de la Laiterie se réserve le droit de protéger ses intérêts, conformément à la réglementation», sans donner de précisions sur la nature des éventuelles sanctions qui seront prises à l’encontre des travailleurs réfractaires.
La direction de la Laiterie qui juge «illégal» l’arrêt de travail d’un «certain nombre de travailleurs» depuis le 24 juillet, s’est dit avoir pris le temps d’analyser la situation et d’identifier les raisons de ce mouvement. «Ne voyant aucun motif valable qui pourrait justifier cette situation et après avoir répondu favorablement à plusieurs problèmes posés par les travailleurs et octroyé la prime de bénéfice de l’ordre de 72 000 DA, la direction regrette que tous les efforts consentis par elle aboutissent à ce résultat». Pour la direction, cette énième arrêt de travail qui touche l’entreprise, déjà paralysée par un mouvement de grève de plus de cinq mois à la fin de l’année dernière, pénalise, en plus des citoyens de la région en cette période de forte demande sur le lait, les 380 travailleurs et leurs familles, les 140 distributeurs de lait et l’ensemble des collecteurs et producteurs laitiers, au nombre de 1736. Pour rappel, cette grève qui dure depuis plus d’une semaine, a été déclenchée par des travailleurs en signe de solidarité avec un de leurs collègues, suite à une plainte déposée à son encontre par le directeur de la Laiterie pour propos offensants. En parallèle, les grévistes sont revenus à la charge pour exiger les résultats de la Commission d’enquête ministérielle installée lors de la première grève qui avait paralysé la Laiterie à la fin de l’année écoulée.
A. C.

