par M. O. Benmokhtar :
Voilà bien une activité qui prend son envol en Kabylie. Il s’agit de l’aviculture qui évolue à un rythme très encourageant. Cela dit, cette évolution se fait d’une manière anarchique. Force est de constater, en effet, que des poulaillers poussent, comme des champignons, sans respect d’aucune condition et règle dues à l’activité. Au niveau de certains villages, du coté de Fréha dans la wilaya de Tizi-Ouzou, par exemple, des poulaillers ont été érigés à proximité d’un terrain de jeu. Sinon, partout ailleurs, ces poulaillers sont introduits dans des zones d’habitation. Tout le monde sait ce que ces derniers dégagent comme odeurs, notamment pendant la saison des grandes chaleurs. Ces éleveurs savent-ils, en fait, qu’à travers leurs pratiques, ils menacent la santé publique ? La faute ne leur incombe pas seuls. L’essentiel pour eux étant de gagner leur pain. L’on se demande, par contre, où sont les services d’hygiène ? D’autres services doivent également être interpellés. Ces poulaillers «s’en prennent» aussi à la nature et à l’environnement. C’est que cette activité n’est pas forcément pratiquée par des hommes de métiers, comme on dit. Des jeunes et des pères de familles s’y rabattent pour «dépanner» et «bricoler» le temps de trouver «un job digne». Certains poulaillers ne s’ouvrent, d’ailleurs, qu’occasionnellement, à l’approche du mois de Ramadhan, du réveillon et autres. Mais, et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, c’est en ces périodes, justement, que les prix de la volaille connaissent une flambée vertigineuse. En ce mois de Ramadhan d’ailleurs, le poulet demeure intouchable, puisqu’il frôle les 300 dinars le kilo, pour le poulet vivant, et les 390 dinars pour le déplumé. C’est dire qu’en matière du contrôle de prix dans cette filière, il reste encore à y faire. En fait, c’est l’ensemble du créneau qui doit être régulé afin que l’activité soit plus rentable.
M. O. B.
