Alors que les enseignants contractuels, non régularisés, promettent de reconduire leur mouvement de protestation jusqu’à prise en charge de leurs préoccupations, le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a indiqué que «le dossier des enseignants contractuels est définitivement clos, depuis l’année dernière, et il n’y a pas lieu de le rouvrir». «Le dossier des enseignants contractuels est définitivement clos, puisque tous les concernés ont été régularisés l’année dernière», a fait savoir le premier responsable de l’Education nationale qui s’exprimait mardi dernier, à l’issue de la réunion consacrée à la rentrée scolaire 2012-2013. Le ministre a tenu à affirmer que «les candidats au concours de recrutement des 15 000 enseignants dans les trois cycles de l’enseignement (primaire, moyen et secondaire), prévu le 12 août 2012, doivent impérativement être titulaires d’une licence dans la spécialité demandée». «Il s’agit d’un concours sur titre, conformément au décret exécutif N°2194, du 25 avril 2012, définissant les modalités d’organisation des concours de recrutement d’enseignants», a encore expliqué M. Boubekeur Benbouzid. Pour sa part, la présidente du conseil national des enseignants contractuels, Mme Latifa El Ayhar a déploré avec force «l’attitude du ministère de tutelle, qui continue à négliger nos préoccupations». Celle-ci a également dénoncé le fait que «la tutelle n’a pas honoré ses engagements concernant l’intégration de pas moins de 2 500 enseignants contractuels». «Nous (enseignants contractuels) sommes tous titulaires d’une licence dans la spécialité demandée, et nous avons une expérience professionnels de plusieurs années», a-t-elle expliqué. Sur ce dernier point, la présidente du conseil national des enseignants contractuels demande à la tutelle «de revoir le barème de sélection et qu’il soit revu en accordant plus de points à l’expérience professionnelle». Elle réclame également «la généralisation des primes et des régimes indemnitairses pour toucher les enseignants contractuels, et ce, avec un effet rétroactif à l’instar du reste des catégories de la fonction publique». Les enseignants contractuels menacent d’observer un sit-in ouvert avant la prochaine rentrée scolaire, dans le cas où le ministère de tutelle ne prend pas en charge leurs doléances, selon la présidente du conseil en question.
L.O.Ch.

