Draâ El-Mizan A quelques jours de l’Aïd – Les jouets envahissent les trottoirs

Comme partout ailleurs, à Draâ El-Mizan, à quelques jours de la fête de l’Aïd El-Filtr, le phénomène du squat des trottoirs refait surface.

Il est presque impossible de se frayer un passage dans certaines ruelles de la ville. La plus en vue et la plus prisée par ces jeunes vendeurs de jouets est l’avenue principale. A longueur de journée, les marchandises y sont étalées. Au fait, il ne s’agit pas seulement de jouets, mais aussi des pétards qui ont fait leur apparition bien qu’ils soient interdits. Comme chaque année, les prix de ces jouets atteignent des sommets. A peine sortis des frais du mois de carême, les ménages remettent la main à la poche, pour faire plaisir aux enfants : « Pour moi, l’Aïd n’est pas seulement la fin d’un mois de piété et de générosité mais une fête pour les enfants », nous lancera ce père de famille accompagné de ses deux enfants, scrutant une gamme d’Armes automatiques factices de tous calibres. Ce père de famille ajoutera : « il faut quand même faire plaisir aux enfants. On ne peut pas les laisser sortir le jour de l’Aïd sans un jouet à la main ni vêtements neufs ». Quant aux prix de ces jouets, ils diffèrent d’un vendeur à l’autre, c’est la surenchère. Des peluches entre quatre cents et mille dinars, des petites voitures électriques à pas moins de huit cents dinars, blindés militaires bariolés en vert entre cinq cents et mille dinars, et la liste est encore longue. En raison de la cherté des effets vestimentaires  » Made in… « , c’est le rush sur le vêtement chinois. Là aussi, la contre façon bat son plein, car des produits portant l’étiquette de certaines marques mondialement connues ne sont pas tous des  » vrais » comme disent les connaisseurs. Il nous a été donné de relever là aussi quelques prix. Tee shirt pour les deux sexes entre mille et deux mille dinars, ensemble fillette genre poupée Barbie entre mille deux cents et deux mille dinars. Alors que du côté des vêtements dits de « luxe », c’est inaccessible. C’est donc une véritable saignée à laquelle devront faire face les ménages à l’approche de la rentrée scolaire, sans oublier que les fêtes familiales devront reprendre dès la fin du carême

Amar Ouramdane