Quatre ans déjà depuis l’attentat de l’hôtel Sofy

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Ghelmane Khaled (Tizi-Ouzou), Boutrik Kamel (Bouira), Lakrout Farid (Tizi-Ouzou), Rebahi Azeddine (Médéa), Kanoune Mohamed (Bouira), Meghraoui Kamel (Tizi-Ouzou), Gherbi Djamel (Bouira), Benyamina Karim (Ain Bessam – Bouira), Djouadi Abdeslam (Bechloul – Bouira), Demouche Abdenour (Takerboust – Bouira), Hamoumi Sofiane (Takerboust – Bouira), Amrani Amrane (Tizi-Ouzou). Tels étaient les noms des victimes qui étaient affichés devant l’entrée de l’hôpital Mohamed Boudiaf de la ville de Bouira en cette journée fatidique du mercredi 20 août 2008. Une journée meurtrière suite au double attentat qui avait frappé le chef-lieu de la wilaya aux aurores. Deux déflagrations de fortes intensités se sont fait entendre à cinq minutes d’intervalle. La ville de Bouira s’est réveillée brusquement en apprenant la terrible nouvelle. Le premier attentat perpétré à proximité de l’hôtel Sofy a été le plus meurtrier : 12 employés algériens de la société d’ingénierie canadienne SNC Lavalin moururent sur le coup, après qu’un kamikaze, à bord d’une voiture bourrée d’explosif, se projeta sur le minibus qui devait les emmener sur le chantier de la société. Plusieurs personnes attendant l’ouverture de l’agence Djezzy, à quelques mètres de là seront également sérieusement blessées. Quelques minutes plus tard, alors que des citoyens accouraient de toutes parts et tandis que policiers, gendarmes et éléments de la protection civile s’affairaient sur les lieux du carnage, une deuxième explosion se fit entendre. Un deuxième véhicule bourré d’explosifs heurta de plein fouet le portail du secteur militaire. Plusieurs personnes, dont des militaires, seront gravement blessées sans parler des édifices publics et des habitations de particuliers qui seront fortement endommagés. Le reste de cette tragique journée ne fut que pleurs et larmes sur fond de sirènes d’ambulances. Une journée qui demeure fortement ancrée dans les mémoires.

Hafidh.B

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