par M. O. Benmokhtar :
La Kabylie en a finalement vu de toutes les couleurs durant cet été. Canicule, feux de forêts, coupures d’électricité et pénuries d’eau potable sont autant de calamités auxquelles la population locale a fait face. Le calvaire continue toujours d’ailleurs. Hier encore, la température n’a pas baissé de son ardeur, à Tizi-Ouzou notamment. Les incendies ont poursuivi leurs ravages. Quant à la crise d’eau potable, celle-ci n’en finit pas. Seul le courant électrique s’est quelque peu stabilisé. En somme, c’est un véritable cauchemar que la région a enduré. Un cauchemar que les pouvoirs publics, la Sonelgaz notamment, imputent aux conditions climatiques «extrêmes». il est vrai que cette saison est exceptionnelle en matière de chaleur. A tel point que même les anciennes générations ne se rappellent pas avoir vécu une telle situation par le passé mais cela ne peut pas expliquer tout le drame. La population espère que la tragédie servira de leçon pour l’avenir. La Sonelgaz doit en effet absolument renforcer ses structures pour satisfaire le besoin qui va grandissant. En outre, les services forestiers, dont le secteur a été véritablement malmené par les incendies, doivent prendre leur précaution. Idem pour la protection civile, appelée à acquérir de nouveaux moyens de lutte contre les feux de forêts. Les différents services étaient en fait dépassés par les événements, exactement comme ce fut le cas l’hiver dernier, lors de la fameuse tempête de neige. A la différence qu’en février dernier, la population a pu se prendre en charge grâce à sa solidarité exemplaire. Cette fois, celle-ci n’avait le choix que de constater les dégâts et de prendre son mal en patience, avec le souhait que la situation ne se reproduise pas à l’avenir. Conclusion : la Kabylie est loin d’être suffisamment dotée pour faire face à des situations difficiles, en été comme en hiver.
M. O. B.
