…Celle de Tigzirt également bloquée par la population d’Azroubar

Des citoyens du village Azroubar, un important village sur le CW 03 relevant de la commune de Mizrana, à une trentaine de Km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, ont procédé hier tôt dans la matinée, à la fermeture du siège de la daïra de Tigzirt pour faire entendre leur voix. A travers cette action, les protestataires réclament leur connexion au réseau d’Internet, la restauration de la route principale de leur village, qui se trouve dans un état de dégradation avancé une aire de jeux ainsi que la réouverture de l’agence postale située au niveau de leur localité fermée par les services d’Algérie Telecom, après avoir été ciblée par plusieurs holdup. Les protestataires, en majorité des jeunes, disent avoir soulevé tous ces problèmes auprès des instituions concernées, mais en vain. Les responsables font la sourde oreille et leurs correspondances demeurent lettres mortes. « Nous protestons contre l’état de dégradation très avancé de la voie qui mène à nos lieux d’habitation. Nous réclamons la connexion de notre village à Internet, une aire de jeux pour nos jeunes et la réouverture de l’antenne postale», nous a déclaré Sofiane, l’un des citoyens protestataires. « Nous dénonçons l’indifférence et le mutisme des autorités. Nous avons saisi toutes les institutions, à différents niveaux, en vain. Les responsables ne daignent pas se pencher sur nos doléances. Ils se complaisent à faire la sourde oreille. C’est l’injustice qui règne sur notre localité. Mais, cette fois- ci, nous irons loin et nous ne lâchons rien jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause», enchaînera un autre manifestant. Les contestataires parlent également de «négligence et de mépris» : « Le Chef de daïra lui-même nous a promis de nous raccorder au réseau Internet avant l’échéance électorale du 10 mai, il n’a pas tenu ses promesses. Vous comprenez pourquoi nous avons décidé d’investir le terrain et de cadenasser le siège de la daïra », s’emporte un autre protestataire. Les citoyens de ce paisible village crient leur ras-le-bol, en condamnant les élus locaux et particulièrement le chef de daïra qui n’a pas tenu ses promesses. Il y a lieu de signaler que l’action de ces citoyens a complètement paralysé toute la gestion administrative.

M. Amrous