C’est la énième fois que le siège de la daïra est fermé par des citoyens. Sitôt qu’un village le libère, un autre l’occupe.
Hier, c’étaient les villageois de Hennia qui sont passés à l’action. Peu avant huit heures, la procession de citoyens a pris position devant le portail, en invitant aussi bien les fonctionnaires que les citoyens venus demander, qui un passeport qui une carte d’identité nationale, à rebrousser chemin, puis ils prirent place à l’intérieur de l’enceinte de la daïra. Mis devant le fait accompli, les responsables ont essayé d’ouvrir le dialogue avec les représentants des villageois. « Nous avons d’abord posé le problème de la route qui mène vers tout notre région. Son état est si dégradé que les transporteurs refusent même de l’emprunter. Et puis il y a les problèmes de l’eau potable et l’assainissement », dira M. Hamani représentant du village au sortir de la réunion. Au sujet de l’assainissement, il avance qu’une entreprise avait commencé les travaux avant de partir en laissant le projet à l’abandon. Quant à l’eau potable, les habitants n’en reçoivent presque jamais, bien qu’un réservoir soit est en cours de réalisation, mais celle-ci tarde à finir. Durant des heures, les négociations se sont poursuivies entre les représentants des villages et le chef de la daïra de Tizi-Gheniff, en présence des subdivisionnaires concernés et un représentant de la mairie. « Concernant l’eau potable et l’assainissement, il a été décidé d’appeler les entreprises à reprendre les travaux sous huitaine, sous peine d’être remplacées par d’autres », confie M. Hamani. Le problème qui aurait pris beaucoup de temps est celui du bitumage de la route sur une distance de sept kilomètres. A ce sujet, les représentants de l’administration et des travaux publics ont expliqué que l’enveloppe d’un milliard de centimes n’a pas suffi et que le projet exigeait plus d’argent. N’ayant pas trouvé de terrain d’entente à ce sujet, une délégation a été dépêchée afin d’être reçue par le chef de cabinet du wali dans l’après-midi, mais le siège de la daïra demeura occupé par les contestataires.
Amar Ouramdane

