Les fruits de saison, du moins ceux du terroir comme les figues et figues de barbarie, réputés être la consolation des populations modestes qui, faute de moyens financiers pour acheter les autres fruits de qualité sont devenus à leur tour inaccessibles. De la sorte, les figues et les figues de barbarie ont leur place dans le tableau des fruits privilégiés. Incontestablement, quand le prix de la figue avec ses variantes est vendu à 250 da le Kg, tandis que l’année précédente elles était concédée à pas plus de 50 da Le Kg, c’est surprenant encore que la figue soit devenue un fruit d’opulence, alors que jadis elle fut un fruit des modestes gens, si à peine on oserait la vendre, car il était indécent de le faire. La figue dans la mémoire collective et les coutumes, notamment de nos vaillants et valeureux montagnards, s’offrait tout bonnement. Nous constatons en outre que c’est le même cas pour la figue de barbarie dont le prix du kilogramme est marchandé à pas moins de 100 da le Kg. Un fruit réputé pour étancher la soif, et procure bien d’autres satisfactions nutritives. Ne consentant aucun investissement pour sa production, ni pour sa culture, il se place loin devant la banane de l’équateur qui elle se monnaie aux alentours de 80 da le kg. Un comble lorsqu’on sait que la figue de barbarie se complait à pousser naturellement sans entretien, ni traitement chimique. Ce fruit également se vendait l’année passée à 200 da le cageot qui peut comporter entre 5 à 10 Kg. Ce qui revient de nos jours à 600 da la caisse. De la sorte les citoyens qui avaient l’habitude de se rabattre sur ces fruits populaires et à moindre frais doivent malheureusement s’en passer.
Cynthia B.
