Imsouhal Des comités de villages dénnoncent – Le chemin communal n°07, un « lieu de débauche » à ciel ouvert

La gendarmerie étant mise en quarantaine, la police a effectué deux ou trois incursions sur les lieux, dans un 1er temps, mais malheureusement, ces interventions n’ont abouti à aucun résultat.

Sur le chemin communal n°07, le long des frontières séparant la commune d’Imsouhal à celle d’Iferhounène au niveau des villages Meniâa et Ait Ouatas, “des automobilistes sans scrupules viennent se parquer chaque après-midi, avec leurs véhicules, s’adonnant à la consommation de boissons alcoolisées, du kif et autres psychotropes ainsi qu’à la prostitution, et ce, à proximité des jardins occupés par des femmes qui y cultivent leurs potagers et à quelques mètres de l’école primaire de la localité», dénoncent des villageois. “Le soir venu ils ne se gênent pas de chanter, danceret pousser des hurlements stridents, déchirant le calme profond de la nuit. Pendant la journée, si vous passez en famille, vous serez obligés de faire un détour afin d’éviter de voir les comportements honteux de ces ivrognes et de ces drogués qui portent atteinte à notre dignité. Nos jeunes avaient décidé d’en découdre avec ces voyous, heureusement que nous les avons raisonnés en leur promettant de nous saisir de l’affaire afin d’éviter l’irréparable », dira, un membre du comité d’un des villages avoisinants qui a voulu garder l’anonymat. D’autre part, A. Mourad, président du comité du village d’Ait Ouatas, nous apprendra que lui et ses compères ont « interpellé les autorités concernées, mais celles-ci avaient fait la sourde oreille à nos doléances, le comité sortant avait même adressé une requête au procureur de la République près le tribunal de Ain El Hammam. La gendarmerie étant mise en quarantaine, la police a effectué deux ou trois incursions sur les lieux, dans un 1er temps, mais malheureusement, ces interventions n’ont abouti à aucun résultat. Aujourd’hui, la situation demeure telle qu’elle, et les services de sécurité n’interviennent plus, ils prétendent que ce territoire est hors de leur zone de couverture ». Notre interlocuteur lancera un énième appel : « Pour la énième fois, nous réitérons notre appel aux autorités concernées afin de mettre fin à ces agissements nocifs et qui ne sont pas de notre culture. Si le laisser aller des autorités continue, des conséquences fâcheuses pourraient en découler et nous en dégageons toute responsabilité. Aussi, nous tenons à témoins les populations des villages environnants, car nous n’accepterons plus que notre dignité soit piétinée à longueur d’année sans réagir ».

Madjid Aberdache