Le projet de réouverture de la carrière d’Azaghar, laquelle avait fonctionné entre 1983 et 1984, a fait réagir les habitants des villages avoisinants qui se sont rassemblés tel un seul homme pour exiger l’annulation de l’autorisation d’exploitation accordée à une société privée.
Dans une déclaration dont nous détenons une copie et signée par neuf associations, il est rappelé que le site est préjudiciable à plus d’un titre à la population. Non seulement l’environnement sera pollué mais aussi l’exploitation de cette carrière menacera les fermes agricoles et les habitations dont quelques-unes sont distantes d’au moins un demi kilomètre en plus, bien sûr, des infrastructures éducatives et sanitaires qui la juxtaposent.
Les signataires interpellent les pouvoirs publics et exigent qu’elles mettent fin à cette manœuvre irresponsable et aléatoire qui va à l’encontre de la volonté populaire et de son bien-être. Contacté, le président de l’APC, dira que suite au refus de la population, une réunion a été tenue au niveau de la daïra avec ses représentants qui s’est soldée par l’envoi d’un rapport au chef de cabinet de la wilaya pour les suites à donner.
Il rajoutera que le titulaire du projet est en possession de toutes les autorisations nécessaires à l’exploitation de la dite carrière d’agrégats et, qu’au préalable, une enquête commodo et incommodo a eu lieu sans aucune opposition citoyenne, mise à part celle du gérant d’une exploitation agricole limitrophe qui craignait pour ses arbres fruitiers.
Il conclura en rappelant qu’il ne relève pas de ses prérogatives d’autoriser ou de refuser l’exploitation de cette carrière mais qu’il est désolé que la population refuse un projet générateur d’une cinquantaine d’emplois sous prétexte de sauvegarder l’environnement. Selon toujours ce dernier, une enquête a été ouverte par les services de la wilaya pour déterminer le bien-fondé de la revendication citoyenne et statuer en dernier ressort sur les suites à donner à cette affaire dite de la carrière d’Azaghar.
A. G.
