l Les retraités devraient se sentir satisfaits à la lecture de l’article paru le mercredi dernier dans un quotidien national d’information où ils avaient à lire que le directeur affirmait que « ses services ne détenaient aucun dossier en souffrance et que chaque cas était étudié dans un délai de trois mois ». Cela devrait logiquement répondre à leurs doléances, particulièrement le problème des retards dans le traitement des dossiers et le versement des échéances. Or, selon les syndiqués eux-mêmes, cela ne reflète nullement les réalités car. Ils dénoncent un lot de plus de 5000 dossiers en souffrance et déclarent que « dire que les dossiers sont traités dans un laps de temps aussi limité que trois mois, cela relève du refus de reconnaître les réalités qui sont tout autres ». Selon un document, dont une copie nous a été fournie, des cas sont en souffrance depuis plus longtemps encore et le document en question n’est qu’une correspondance du wali destinée au directeur de la CNR concernant la mise en retraite d’un agent communal et la régularisation de sa situation afin de permettre la mise à jour des fichiers de la commune, situation bloquée par ce retard. Ce document précise la date de dépôt du dossier, de même que les informations sur l’agent en question, ainsi que la date d’envoi dudit courrier et le délai de trois mois a disparu dans la tourmente. Le cas cité continue d’attendre qu’on le déclare « en retraite » (à partir du mois d’août 2005 et nous sommes en février 2006) pour que le fichier communal puisse être mis à jour et que lui-même se sente enfin en droit de jouir de sa retraité dans sa… retraite ! En outre, certains fonctionnaires, ayant demandé qu’on étudie leur demande de mise à la retraite, attendent toujours la réponse à leur demande. Il est vrai qu’ils se sont contentés de demander cela par simple courrier, sans numéro ni référence !
Sofiane M.
