Les habitants de la cité sociale Lekhmis, sise au chef lieu de la commune de Boudjima, ont investi, hier matin, le siège de leur APC, et l’ont maintenu fermé pour la deuxième journée de suite. Par cette action, ils exigent la délocalisation de l’arrêt des fourgons de la ligne reliant Boudjima à Tharihant qui jouxte leur cité. En effet, les manifestants avaient procédé à la même action, avant-hier mardi, mais comme ils n’ont pas eu d’engagement officiel de la part de l’APC, ils ont persisté dans leur action. « Nous souffrons à cause de la présence de cet arrêt des fourgons qui se trouve dans un espace normalement destiné aux résidents de la cité car une cour et une aire de jeu pour nos enfants. Cet arrêt nous dérange énormément, nous ne pouvons plus sortir dans nos balcons, nous sommes gênés même dans nos foyers, puisque nous entendons des insultes et des grossièretés à longueur de journée, sans les risque qu’encourent nos enfants. Nous demandons la délocalisation de cet arrêt loin de nitre cité », a expliqué un protestataire. Selon d’autres citoyens, les résidents de Lekhmis ont, à maintes reprises, réclamé aux autorités locales cette délocalisation, mais jusqu’à présent rien n’a été fait. « Nous avons écrit quatre fois aux responsables locaux, et nous avons eu des promesses pour déplacer cet arrêt, mais rien n’a été fait. Aujourd’hui, nous sommes passés à l’action pour nous faire entendre, et si une solution n’est pas trouvée par les responsables, notre mouvement sera maintenu », nous a dit un autre protestataire. Par ailleurs, du coté des responsables locaux, les revendications de ces citoyens sont légitimes, d’ailleurs, selon un élu de l’APC, le maire a proposé aux transporteurs de la ligne Boudjima-Tharihant de déplacer leur arrêt prés de l’abattoir, mais ils ont refusé arguant que cet endroit se caractérise par la présence de deux débits de boissons alcoolisées. Selon le P/APC, le problème est avant tout sécuritaire et seule la présence d’un corps sécuritaire au niveau de la commune de Boudjima peut le régler, et cela va se faire une fois les travaux de réalisation des locaux de la gendarmerie terminés.
R. Arkam
