Par M. O. Benmokhtar :
Les bouteilles et les cannettes jonchant les rues et ruelles est un décor qui ne cesse de prendre de l’ampleur en Kabylie. Une situation qui reflète, en fait, l’état de délinquance qui prévaut dans la région. L’incivisme de certains, conjugué à l’absence de l’état, a fait qu’aujourd’hui des villes et villages sont livrés à eux même. L’environnement y reçoit, chaque jour, des coups durs. On a beau nettoyer, à travers quelques opérations de volontariat menées ça et là par « les verts » et des villageois et mêmes des autorités locales, mais en vain. Que peuvent bien faire, en effet, ces opérations face à toutes ces bouteilles qui « poussent » comme des champignons. Le problème est plus important, en fait, pour être résolu par un simple volontariat. Il est d’ordre moral. Le mal est dans les consciences. Il est décidemment bien profond. Une thérapie s’impose, mais elle doit être de longue durée. On assiste, en fait, à des scènes moyenâgeuses. On dirait que certains jeunes, et moins jeunes, font exprès de jeter leur « vides » dans la nature. Question : ont-ils le choix, en fait ? Certes l’alternative ne leur est souvent pas offerte, mais toujours est-il qu’il y a des lieux qu’on doit épargner. Force est de constater, en effet, que pratiquement aucun endroit n’est laisser sain, à tel point que la Kabylie est devenue une décharges de bouteilles à ciel ouvert. C’est comme s’il ne manquait que cela. Pourtant, l’environnement est déjà Sali par le tas d’ordures ménagères jetées partout. Là aussi, l’incivisme de certain y est pour beaucoup, même si la responsabilité de l’état est substantiellement engagée. La Kabylie est pauvre en matière de décharges contrôlées et de CET et ce n’est pas aux citoyens d’en ériger. Quoi qu’il en soit, le cadre de vie dans cette région qu’on appelait, dans un passé pas si lointain, « la petite suisse », est devenu insupportable.
M. O. B
