Aït Yahia Moussa La route qui mène vers les trois villages est impraticable – Imzoughène, Ath Moh Kaci et Agouni Ahcène enclavés

La route qui relie Agouni Ahcène, Ath Moh Kaci et Imzoughène à Draâ El-Mizan, en passant par Draâ Sachem, est devenue impraticable. Personne ne se soucie du calvaire des deux milles habitants, qui doivent se rendre vers cette ville pour diverses affaires. «Nous sommes les oubliés de notre commune. Comment se fait-il que la commune de Draâ El-Mizan a refait plusieurs fois la partie qui la concerne jusqu’au CET, alors que notre commune n’a jamais rien fait pour continuer ce qui reste de ce chemin inter communal jusqu’à nos villages et pourquoi pas jusqu’à Iâllalen?», s’interroge un habitant d’Ath Moh Kaci. Effectivement, cette route ne sert plus ces pauvres villageois qui subissent un parcours de combattants pour arriver jusqu’à Draâ El-Mizan. «Imaginez que même les fraudeurs refusent de nous prendre. Et s’ils le font, il faut les payer cher», a ajouté notre guide. Si le chemin inter communal était pris en charge, il ne soulagerait pas seulement les habitants, il servirait également de transit aux voyageurs à destination de Tizi-Ouzou car il relie Draâ El-Mizan à la RN 25, tout près du barrage fixe ANP- Gendarmerie du pont noir. D’autre part, il réduirait le nombre de véhicules empruntant la RN 25. Les habitants des trois villages précités font actuellement un détour par Maâmar, où attendant les rares clandestins qui acceptent de les prendre. Devant cette situation à laquelle aucune solution n’a encore été envisagée, la coordination des villageois interpelle le wali, le chef de daïra et leur commune pour qu’ils prennent leur problème au sérieux avant qu’ils ne passent à des actions de protestation. L’autre problème soulevé par nos interlocuteurs est l’état de délabrement dans lequel se trouve l’unité de soins d’Agouni Ahcène. «Nous demandons au wali d’ouvrir une enquête à ce sujet», ont ajouté les villageois. Cette unité lancée depuis près d’une vingtaine d’années, est actuellement à moitié démolie. «Nous voulons savoir si cette unité est réellement un projet inscrit ou si c’était juste de la poudre aux yeux. Seule une enquête pourra répondre à toutes ces questions», s’est indigné un jeune du village qui déplore les énormes sommes d’argent qui ont été dépensées pour rien.

Amar Ouramdane