Les habitants de l’ensemble des villages de la commune de Boudjima souffrent cruellement, depuis presque une semaine, de la prolifération des amas d’ordures qui prennent, quotidiennement, une ampleur désastreuse.
Immondices et saletés s’entassent de façon étonnante à travers toute la commune, empestant le climat qui devient insupportable au fil des jours. Cette regrettable situation met toute la population locale dans un embarras sans précédent. Les habitants des différentes localités de la commune affrontent, quotidiennement, ce phénomène morbide et enquiquinant. « Cela nous cause énormément d’ennuis. L’odeur fétide, qui se répand partout, est plus qu’exaspérante. Nous nous trouvons continuellement dans l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres de nos habitations », a expliqué un résident du chef-lieu communal de Boudjima. Et pour cause, ces tas d’immondices augmentent (en volume) de jour en jour et exhalent une odeur nauséabonde. La situation est désolante et l’atmosphère étouffante. Rappelons que le ramassage des ordures ménagères s’effectue, d’habitude, quotidiennement au chef-lieu de Boudjima et qu’un planning est élaboré au profit de tous les villages de la commune. Mais, depuis le déclenchement de la grève des communaux, qui s’étalera jusqu’à mercredi prochain, tout est chamboulé. « Le long de la route reliant Boudjima et Tharihant, il y a des milliers de sacs de déchets jonchant la chaussée. De même que devant les portes et les cages d’escaliers des zones habitées, tous les bacs déposés par les agents de l’APC sont pleines et débordantes», a dit un citoyen. Les habitants souhaitent une intervention rapide des autorités locales afin de mettre définitivement un terme à ce calvaire et espèrent que cette grève ramène ses fruits pour que les travailleurs reprennent leurs tâches. D’autres espèrent que le volontariat, lancé samedi au niveau de la ville de Tizi-Ouzou, s’étalera même au niveau des villages de la wilaya.
R. Arkam

