Le câble téléphonique toujours pas remplacé

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Un collectif des citoyens de Cheikh Lefth, Douba et Aksim revient à la charge et dénonce la sourde oreille que réservent les services d’Algérie Télécom à leurs doléances pour le remplacement des câbles de leurs lignes de téléphonie fixe, environ 2000m, dérobées depuis bientôt 3 ans et non remplacées à ce jour. « Pourtant, ce service ne se gène point pour nous envoyer, à chaque échéancier, des redevances d’abonnement », s’insurgent les membres de ce collectif, à l’unisson. En effet, la ligne principale de téléphone, entre le chef-lieu communal et les agglomérations citées, est complètement hors d’usage, le câble ayant été dérobé. Il ne subsiste de l’ouvrage que des poteaux en bois, nus et soulagés de leurs fils. N’ont été sauvées des mains des voleurs que quelques longueurs, proches des habitations et des zones éclairées où les délinquants ne pouvaient opérer sans risque d’être repérés A noter, au passage, que le réseau spécialisé dans le vol des câbles, ciblant le cuivre, très coûteux, n’a épargné aucune localité des 06 communes de la daïra de M’Chedallah, notamment celles en zones rurales où les voyous opèrent en toute quiétude, soulevant un tollé général de la population qui ne comprend pas comment ils ont pu commettre un forfait d’une telle envergure durant de longues années sans se faire prendre. Certaines localités, à l’image de Thigzirine et Thamourth Ouzemour, dans la commune de M’Chedallah, ont exercé une forte pression sur les services d’Algérie Télécom et sur l’APC pour les amener à opter pour le système du réseau souterrain et mettre, ainsi, les câbles hors de portée des délinquants, qui usent d’une extraordinaire audace sans se faire prendre. Reste à espérer qu’Algérie Télécom réagisse rapidement pour généraliser ce système au niveau de toutes les communes, en ciblant en priorité les régions isolées vu que, tout comme l’éclairage public, le téléphone constitue un moyen stratégique sur le volet sécuritaire.

Oulaid Soualah

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