Le secrétaire général du FLN qui s’est exprimé hier lors d’une conférence de presse qui a suivi la réunion hebdomadaire du secrétariat exécutif de son parti, a précisé que la décision sera annoncée par le biais d’un décret présidentiel qui sera promulgué à cet effet. Cependant, le premier responsable de l’ancien parti unique n’a pas précisé la date et la manière de cette dissolution.“Au sein de l’Alliance, on ne s’est pas encore entendu sur la manière, mais on a préféré poursuivre nos consultations à cet effet. La concertation, en ce qui concerne le FLN, va s’étendre même à nos élus”.Le Front de Libération Nationale a-t-il décidé de retirer ses élus ? La décision n’est apparemment pas encore prise au sein de ce parti puisque M. Belkhadem parle de concertation et de “reconnaissance envers ces militants qui ont même défié leur environnement pour se présenter aux élections”. Pis encore, Abdelaziz Belkhadem semble ne pas être sûr de ses représentants locaux puisqu’il admet que s’il donne instruction “certains élus peuvent se retirer mais d’autres peuvent refuser. C’est pourquoi nous avons choisi la concertation”, a-t-il simplement commenté. Pour donner un semblant de consensus au sein de l’Alliance présidentielle, le patron du FLN a avoué que Ahmed Ouyahia a signé un accord avec les représentants du Mouvement citoyen “en tant que chef du gouvernement de la République algérienne et non pas en tant que secrétaire général du RND”. C’est la raison pour laquelle le Front de Libération Nationale, en tant que parti de la coalition gouvernementale, » est tenu par les engagements du gouvernement « . Sur la question des motivations de la décision de dissoudre ces assemblées, le secrétaire général du FLN dira que la loi permet au Président de la République de prendre une telle mesure dans le cas “d’atteinte à l’intérêt public”.Il reste maintenant à savoir si ces élections vont s’étendre sur l’ensemble du territoire national ou si elles vont être circonscrites à la seule Kabylie. L’éventualité n’est pas exclue à en croire Belkhadem qui a avoué que la question n’est pas encore tranchée et cela va se “faire en cours des consultations qui se déroulent entre les partis de l’Alliance”.Mais la supposition reste possible puisque le secrétaire général du FLN a cité le cas de plusieurs municipalités bloquées dans différentes wilayates du pays. Et ce qui n’est actuellement qu’élections partielles pourrait devenir des élections locales anticipées à l’échelle nationale. Le point le plus clair dans l’intervention du patron du FLN est que les députés ne sont pas concernés par cette mesure. Il rejoint d’ailleurs sur ce point précis Ahmed Ouyahia qui a justifié cette exception par le fait que les parlementaires “ont un mandat national et que la validation ou non d’une élection législative relève exclusivement des compétences du Conseil constitutionnel et du président de la République en cas de dissolution totale de l’assemblée nationale”.Le secrétaire général du FLN a cependant exclu tout contact avec le Front des Forces Socialistes parce que, a-t-il fulminé, “chaque parti est souverain dans ses décisions”. De toute manière, Ahmed Ouyahia a réussi son pari et l’engagement pris en janvier 2004, lorsqu’il avait signé un accord avec les représentants des ârchs portant “révocation des indus-élus “.
Ali Boukhlef
