Le projet de revêtement du CW7, sur une longueur de 1500ML, n’a été fait qu’à moitié ce qui a provoqué à plusieurs reprises, des actions de protestation, soit du côté des habitants des localités souffrant de l’état de cette route, comme Amarai et Tinessouine, soit du côté des transporteurs de voyageurs, qui endurent le calvaire de la dégradation de la chaussée, au quotidien.
Si pour les programmes communaux de développement (PCD), la commune d’Ath Mlikèche n’a pas à se plaindre en matière des réalisations, bien que les budgets alloués restent insuffisants par rapport aux besoins, les programmes sectoriels, en revanche, constituent le point noir de la commune car, presque tous les projets lancés sont à l’arrêt, inachevés ou leurs travaux sont simplement appelés à être refaits. Le projet consistant au revêtement du CW07, sur une longueur de 1500ML, n’a été fait qu’à moitié ce qui a créé à plusieurs reprises, des actions de protestation, soit du côté des habitants des localités souffrant de l’état état de cette route, comme Amarai et Tinessouine, ou du coté des transporteurs de voyageurs, qui endurent le calvaire de la dégradation de la chaussée au quotidien. Pour exprimer leurs ras-le bol, les citoyens sont allés jusqu’à empêcher le déplacement du matériels qui avait servi pour le revêtement du tronçon vers une autre destination tant que les travaux ne sont pas achevés au niveau des villages cités. À l’arrêt depuis plus d’une année, le projet d’aménagement du tronçon qui reste à réaliser, d’une distance de 700ML, a été cité dans différentes réunions et des appels ont été même lancés aux autorités et aux services concernés, mais sans suite à ce jour. Une situation qui ne fait que compliquer d’avantage le quotidien des habitants, ne sachant que faire ni à qui s’adresser pour une meilleure prise en charge de leurs souffrances. Parmi tous ces projets sectoriels qui sont soit à l’arrêt et inachevés ou bâclés et nécessitant de refaire les travaux, la chaîne de refoulement dont le coût du projet est estimé à plusieurs milliards de centimes tarde à voire le jour, après une attente d’une dizaine d’années. Après des essais effectués, le réseau s’est avéré défectueux avant même qu’il ne soit opérationnel, ce qui a amené les services concernés à confier les travaux de réfection de la conduite d’adduction, sur une distance de 5,2Km, à une entreprise spécialisée en travaux hydrauliques. En attendant la mise en service de cette chaîne de refoulement qui, faut-il le rappeler, permettra l’alimentation en eau potable de la commune d’Ath Mlikèche en partie, c’est-à-dire le versant Est, les habitants continuent à endurer le calvaire de la rareté de cette denrée vitale et ne doivent leur salut qu’aux quelques rares fontaines publiques existantes, bien qu’une grande partie a disparu. Parmi les projets d’utilité publique qui n’existent, malheureusement, que sur papier, il y a l’aménagement et le revêtement du tronçon Ath Ouaamar -Ain Zebda via Ighil Ouchekrid, d’une longueur de 4,5Km, avec électrification des habitations limitrophes jusque-là dépourvues de réseau, comme stipulé dans la décision du programme PPDRI de 2009. «Ce projet tarde à être lancé pour des raisons qu’on ignore», dira M. Abderrahmane Cherifi, P/APC d’Ath Mlikèche, qui a tenu à interpeller les directeurs de wilaya sur «la nécessité d’impliquer les présidents d’APC dans ces projets, pour un meilleur suivi et contrôle », car dira-t-il, «on est les seuls à subir les conséquences fâcheuses des projets à l’arrêt et inachevés en subissant la colère des citoyens pour des insuffisances et autre ratages qui ne sont pas dans nos prérogatives». En outre, le projet du nouveau lycée d’Ath Mlikèche a également vu ses travaux cesser, depuis presque une année, sans qu’il ne soit achevé bien que les responsables du secteur de l’éducation ont procédé à son ouverture officielle pour cette année scolaire, toujours à l’état de chantier, tout en retenant une entreprise pour l’achèvement des travaux d’aménagements (intérieur et extérieur, clôture, portail, réseau d’assainissement…).
Achiou Lahlou

