La circulation des semi-remorques divise les habitants

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Le chemin de wilaya n° 42, d’une longueur de 15 kms, fait la jonction entre les routes nationales 5 et 106 en passant, uniquement, par le territoire de la commune de Boudjellil. Ces dernières années, ce tronçon est devenu incontournable et voit son importance grandir au fil du temps aux yeux des automobilistes et des transporteurs en particulier. En effet, la circulation automobile sur ce chemin a augmenté de densité d’une manière significative, car il est perçu comme un excellent raccourcis par les citoyen véhiculés, qui évitent de passer par les encombrantes routes nationales 5, 26 et 15, dans lesquelles la circulation se congestionne tout le temps, à cause des bouchons crées dans plusieurs endroits de ces tronçons. Cette situation a, bien évidemment, poussé beaucoup de transporteurs de différentes marchandises, comme les matériaux de construction en général, à passer par le CW42 pour gagner du temps et éviter, par ricochet, les bouchons qui leur font perdre énormément du temps. Cela a généré une circulation intense des semi-remorques qui empruntent, quotidiennement, par dizaines, ce tronçon. Ce qui n’est pas du goût de certains habitants de la commune de Boudjellil, lesquels ont manifesté leur courroux et leur désir d’arrêter ces véhicules de gros tonnage, qui leur « causent beaucoup de désagréments ». Pour répondre à leurs doléances, les autorités compétentes ont dû interdire l’accès vers ce chemin aux véhicules de poids lourds, en installant des plaques interdisant la circulation à ces semi-remorques. Mais voilà cela n’a pas dissuadé des routiers à « enfreindre » cette interdiction. La circulation des camionneurs a repris de plus belle, créant ainsi une véritable polémique entre les habitants favorables au passage de ces engins et ceux qui sont contre. Les uns estiment que « le passage de ces camions est bénéfique pour la commune, en ce sens que les routiers participent à l’activité économique de la municipalité qui connaît un marasme jamais égalé ! » Les contradicteurs, en revanche, voient en ces véhicules « une source supplémentaire de pollution, de désagréments et surtout de danger pour les piétons. » Les transporteurs, pour leur part, considèrent que « c’est de leur droit d’emprunter ce chemin » et que « l’interdiction de leur circulation est préjudiciable au développement local, d’autant plus que la commune accuse un énorme déficit dans tous les secteurs d’activité ! » estiment quelques routiers que nous avons contactés.

Syphax Y.

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