Chemini Programmée du 1er au 30 juin – La campagne d’abattage des chiens errants bat son plein

La municipalité de Chemini vient de lancer une campagne d’abattage d’animaux errants (chiens et chats). Conformément à l’arrêté 156 du 14 mai 2014, ladite compagne a été amorcée le 1er juin et se poursuivra jusqu’au 30 du même mois à compter de 22 heures, et ce, dans le dessein de parer au phénomène de la prolifération des chiens errants. Dans le même sillage, un appel a été lancé aux propriétaires de race canine de les tenir en laisse. Ces animaux censés tenir compagnie à l’homme, de facto les protéger, se retrouvent souvent sans propriétaires, car ces derniers s’en débarrassent à leurs convenances sans penser au sort de ses bêtes innocentes. L’absence d’organismes pouvant prendre en charge les animaux domestiques abandonnés et délaissés n’a fait qu’accentuer leur nombre qu’on les retrouve à foison dans chaque coin de rue. L’inexistence de société de protection d’animaux (SPA) ne laisse guère d’autres alternatives que de recourir à leur abattage. Il n’est pas rare que des personnes se trouvent nez à nez avec une meute de chiens, ce qui les oblige à prendre la poudre d’escampette. De surcroît, le phénomène d’abandon de ce type d’animaux croit crescendo, et rien n’est prévu par les autorités compétentes pour prendre en charge ces animaux errants. Une meilleure prise en charge serait plus efficace que de recourir à cette mesure radicale. Le chef-lieu de la municipalité n’est pas un cas isolé car même d’autres patelins connaissent le pullulement de chiens errants, d’autant plus que l’isolement et l’éloignement poussent souvent les villageois à avoir un chien, voire plusieurs. Ce qui génère dans la plupart des cas l’abandon de ces canidés dans la nature. Un jeune vétérinaire nous dira à ce sujet que l’initiation de compagnes de sensibilisation doit être entreprise afin d’éveiller les consciences et faire valoir les responsabilités de tout un chacun quant à la protection de ces animaux de compagnies. Notre interlocuteur estime que ces derniers ne peuvent être pris pour des jouets, dont on va se séparer à n’importe quel moment tout en faisant des siennes.

Bachir Djaider