M’Chedallah Pris d’assaut dès les premières heures de la matinée – Pression sur le service de l’état civil

Les alentours du siège de l’APC de M’Chedallah ressemblent, depuis la reprise de travail des agents communaux, à une authentique fête foraine, avec des centaines de citoyens qui tournent autour des quatre entrées qui donnent accès à l’intérieur de l’ancien et du nouveau siège, mitoyens et reliés entre eux par un couloir intérieur communiquant. L’ensemble des services sont pris d’assaut, dés les premières heures d’ouverture, par une foule enfiévrée et impatiente, cherchant à se faire délivrer rapidement les documents, de peur de voir les employés débrayer de nouveaux. C’est le cas, notamment, des universitaires qui sont pris dans une course contre la montre pour compléter leurs dossiers d’inscriptions et qui disposent d’un délai relativement court. Cependant, le service qui se retrouve submergé de la première à la dernière heure des horaires administratifs, est sans conteste celui de l’état civil qui ressemble à un véritable rucher. Le chef du service nous apprendra que « tout le personnel disponible de l’APC est mobilisé au niveau de ce service pour faire face à cette marée humaine et essaye de satisfaire le maximum de citoyens ». La concentration sur ce service, sur lequel s’exerce une insoutenable pression, s’explique par le fait que M’Chedallah est une commune mère et que le fameux extrait de naissance EC12 fait rappliquer, quotidiennement, des centaines de demandeurs. Encore heureux que les naissances entre 1970 et 1990 sont informatisées. Le chef de ce service, exténué et affichant un surmenage fort apparent, affirme que « cette pression tombera vers la fin du mois, mais d’ici là les guichetiers et autres préposés à ce service continueront à affronter, chaque jour, une foule désordonnée, impatiente, avec des nerfs à fleur de peau ».

Oulaid Soualah