Par M. O. Benmokhtar
Les spéculateurs n’épargnent décidément aucun créneau pour s’enrichir. Le lubrifiant de moteur a été ainsi atteint, à Tizi-Ouzou où une réelle tension est signalée. Les premiers à en payer les conséquences d’une crise, qui ne dit pas son nom et qui dure depuis quelques mois déjà sont les professionnels en matière de transport, à l’image des opérateurs par bus et des taxieurs. Cela dit, les plus touchés par cette pénurie sont les gérants des stations de lavage-graissage dont la profession nécessite de grandes quantités de ces huiles. Tout ce beau monde souffre, en effet, en silence. Prenant leur mal en patience, ils passent des nuits entières devant le portail des stations services pour s’en approvisionner. On se demande, en fait, où se situe le problème qui n’a que trop durer ? Les services concernés doivent agir, d’autant que ces professionnels menacent d’entreprendre des actions de protestation. Il se trouve que ce créneau n’est soumis à aucune régulation, ni à aucun contrôle. Cela permet aux spéculateurs d’appliquer leur pratique de prédilection, donnant naissance, ainsi, à un marché parallèle où le produit se vend avec une différence de prix de taille. C’est dire, en somme, que rien n’échappe à ces barons. Le moment est venu pour mettre fin à ces pratiques qui ne peuvent que freiner l’élan de l’activité commerciale et porter, ainsi, atteinte au citoyen, le seul à en payer chèrement les retombées. Ainsi, après les produits de premières nécessité les fruits et légumes et autres, voilà qu’on s’attaque au lubrifiant de moteur. Un produit auquel on ne donnait pas une grande importance, sauf que ces spéculateurs guettent la moindre occasion pour se mettre de la partie. Une question reste tout de même posée : Est-ce que les spéculateurs sont les seuls responsables de cette tension grandissante ?
M. O. B
