Ali Laskri lors du Congrés fédéral du parti à Béjaïa – « Ceux qui doutent de la ligne du FFS se trompent »

Le FFS tente de remobiliser ses troupes. La restructuration des instances du plus vieux parti de l’opposition bat son plein, a assuré Ali Laskri, premier secrétaire national, hier à Béjaïa.

S’exprimant à la faveur de la tenue du Congrès fédéral de son parti, il a indiqué que plusieurs Congrès fédéraux ont été organisés, ces deux derniers mois, dans plusieurs wilayas du pays. «Nous avons organisé six congrès en une semaine. Dans les wilayas de l’Est et de l’Ouest du pays, nous en avons organisé déjà plusieurs. Le FFS est en train de reprendre sa dynamique pour aller vers le changement que nous avions promis aux Algériens», a-t-il expliqué en rappelant à l’assistance que le FFS n’a aucunement changé de ligne politique. « Ceux qui doutent de la ligne politique du FFS se trompent », a-t-il lancé à l’adresse de ses détracteurs, entendre par là les anciennes figures de proue du parti. S’adressant aux futurs candidats du parti à Béjaïa, le premier secrétaire national du parti d’Aït Ahmed a remis sur le tapis la lancinante problématique des prérogatives des instances élues. « C’est grave ce qui se passe dans ce pays où les élus n’ont aucune prérogative. Nous devons lutter pour arracher nos droits et ne pas être à la merci des chefs de daïra et des walis, qui font ce qu’ils veulent », a-t-il martelé en fulminant contre l’inaction des autorités locales de Béjaïa, qui, selon lui, « n’ont rien fait » pour améliorer le cadre de vie de la population. « Les pouvoirs publics n’ont rien fait dans cette région. Qu’attendent-ils pour dédoubler la RN 26 et engager les travaux de réalisation de la pénétrante autoroutière », a-t-il dénoncé en exhortant les futurs maires FFS qui sortiront des urnes à suivre une formation en gestion des collectivités locales. Pour lui, le FFS est « incontournable » sur l’échiquier politique national, d’où sa participation aux dernières élections législatives. Une participation, a-t-il insisté tactique. « Nous devons construire au sein des institutions élues, à savoir les APC, les APW et l’APN. Mais avant cela, notre message doit parvenir à la société en construisant le parti et en élargissant sa base militante», a-t-il souligné en invitant les Algériens à s’impliquer davantage dans la vie politique du pays. Evoquant le dernier rassemblement tenu par les familles des disparus de la décennie noire, l’orateur a estimé que « rien ne peut se faire dans l’impunité », promettant que ce dossier sera soumis à la plénière par son parti. Abordant les dernières déclarations publiques du Premier ministre M. Abdelmalek Sellal, l’intervenant a estimé qu’il s’agissait de simple « effet d’annonce obéissant au calendrier électoral ». Il est à signaler que plus de 200 congressistes étaient présents, hier, au Congrès fédéral du FFS de Béjaïa, qui s’est tenu à la Maison de la culture Taos Amrouche. A ceux là se sont ajoutés des militants du parti venus des wilayas d’Oran, Annaba, Tébessa et Biskra ainsi que des représentants de syndicats autonomes. L’élection du nouveau secrétaire fédéral du FFS à Béjaïa, devait intervenir à la fin d’après-midi . Khaled Tazzaghart et Sghir Iggui étaient pressentis à ce poste.

Dalil S.