l La mendicité est en train de refaire surface à Yakouren, au grand étonnement des habitants, eux qui n’ont pas l’habitude de voir une femme tendre la main et des enfants, âgés entre six et dix ans, implorer des passants à la charité, à la sortie de la mosquée. Ce phénomène qui frappe notre société de plein fouet, faut-il le rappeler, est lié directement à la pauvreté, car » la pauvreté est mère de la mendicité ». Venus des régions limitrophes, ces mendiants squattent les rues dans l’espoir d’obtenir quelques pièces de monnaie. Leurs méthodes sont pratiquement les mêmes : des habits sales, parfois déchirés, des paroles à fendre les coeurs et des endroits bien choisis, à savoir les artères à dense fréquentation. Ils ne recule devant rien afin de fructifier leurs « gains », mais ce qui est frappant, c’est l’accélération et la propagation de ce phénomène. « Les mendiants poussent comme des champignons » déclare-t-on. Et d’ajouter « Si la situation reste ainsi la mendicité deviendra un métier », avant de conclure par cette question : « Quelles sont les solutions adéquates pour remédier à ce fléau ? » C’est vrai que la mendicité existe à travers le monde entier, en revanche, ce qui est inadmissible,c’est de laisser ce phénomène prendre d’alarmantes proportions sans tirer la sonnette d’alarme ni daigner bouger le petit doigt pour mettre tout un chacun devant ses responsabilités.
Hacène Aouidad
