Il y a près d’une année, un marché couvert a ouvert ses portes aux marchands de fruits et légumes ayant implanté leurs étals ouverts aux quatre vents, pas loin de l’ancienne gare routière. Ce transfert, salvateur, a bien évidemment débarrassé l’environnement immédiat de l’insalubrité qui y régnait à longueur d’année. D’aucuns, parmi les citoyens du voisinage, avait salué l’ouverture de cet espace commercial qui les débarrassait des odeurs nauséabondes et de la prolifération des moustiques et autres bestioles nocives. Au tout début, juste après son ouverture, ce marché couvert répondait, plus ou moins, aux normes, notamment hygiéniques, qu’un tel espace est supposé offrir. Avec le temps, la détérioration s’accentua. Cela allait de l’entassement des déchets à l’obstruction des égouts d’évacuation. Résultat, l’air dans l’espace clos est devenu irrespirable, et la situation s’empire quand on procède au nettoyage de la partie « boucherie » avec, notamment, les tripes qui sont éventrées et vidées. Pourtant, le marché est doté de tout ce qui pourrait assurer l’hygiène et la propreté puisqu’aménagé de sorte à permettre la circulation des eaux usées et l’évacuation des détritus avec fluidité. Le problème de l’insalubrité au niveau de ce marché trouve, en fait, son explication, essentiellement dans le comportement des marchands, eux-mêmes, qui laissent s’amonceler devant leurs étals, jusqu’à déborder sur les artères, toutes sortes de déchets.
S. O. A.
