L’unique lycée d’Adekar 1 040 élèves répartis sur 32 divisions pédagogiques. L’établissement reçoit des lycéens venus des trois communes que compte la daïra, à savoir Adekar, Taourirt Ighil et Béni Ksila.
Pour cette année, plus de 350 élèves répartis sur 9 divisions ont grossi les rangs de lycéens. Le début de l’année scolaire est marqué par les éternelles insuffisances en places pédagogiques. Les parents d’élèves ont relevé que les solutions palliatives au cours des années précédentes n’ont nullement réglé le problème, au contraire, elles ont engendré d’autres, encore plus compliqués. Ils ne cachent d’ailleurs pas leur inquiétude. En effet, la situation que traverse actuellement le lycée d’Adekar est générée par des solutions palliatives trouvées par les responsables locaux, suite au mouvement de protestation initié antérieurement par les élèves ainsi que par l’association des parents et l’implication active du syndicat des enseignants, pour résoudre les problèmes pédagogiques des lycéens. Des mesures ont été prises par les autorités concernées, surtout celle relative à la réalisation d’un bloc de 6 classes. Le projet en question a été inscrit en 2010. Mais, au grand dam des parents et des élèves, les responsables locaux n’ont pas trouvé mieux, devant des appels d’offre, dit-on infructueux, que l’aménagement des blocs d’hébergement (dortoirs) en salles de classe. Par ailleurs, le bloc des six classes n’a vu son lancement qu’en avril 2012 et devrait être réceptionné dès la rentrée 2012/2013. Depuis, les choses vont au ralenti et le projet est toujours en début de chantier. Après la venue du wali dans la région, au mois d’août dernier pour lancer les travaux du nouveau lycée d’Adekar, il a constaté de visu le chantier, et a ordonné l’accélération des travaux. Les parents d’élèves du lycée, que nous avons questionnés, nous ont confié leur inquiétude devant cette «inertie dans la réalisation du projet» et le président de leur association dit avoir pris contact avec l’entreprise de réalisation qui promet d’achever les travaux d’ici la mi-octobre de l’année en cours. Le même interlocuteur s’indigne devant ces «lenteurs et solutions de replâtrage» et exprime son «inquiétude» quant à l’impossibilité d’achèvement des travaux au cours du premier trimestre. Face à cet imbroglio, il lance un cri d’alarme aux services concernés pour accélérer ces travaux tant attendus par les élèves.
En outre, parmi les problèmes les plus épineux qui restent à solutionner, celui des élèves qui viennent de la commune de Béni Ksila, jusqu’à ce jour, ils ne savent pas encore où ils vont suivre leur études, du fait que les dortoirs ont été transformés en salles de classes. Pour les élèves en classe de terminale, il n’est pas question d’accepter un transfert vers un autre établissement, et encore moins de retourner au CFPA d’Adekar où ils étaient hébergés l’année dernière, quitte à faire la navette quotidienne entre Adekar et Béni Ksila.
Enfin, parmi les problèmes qui restent à résoudre, restent ceux liés aux réfections diverses de l’établissement, tels l’étanchéité le mur de soutènement et l’acquisition de la nouvelle batterie de cuisson pour le réfectoire, promise mais qui tarde à venir.
M. A.

