Au marché de Souk El Tenine, dans la daïra de Maâtkas, à 25 kilomètres au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, les prix des produits de large consommation ne cessent de s’envoler pour devenir inaccessibles pour les consommateurs.
Un chef de famille, qui voulait faire ses achats est ressorti du marché presque bredouille, avec un couffin trop léger contenant à peine quelques pommes de terre, des oignons et deux sachets de lait. « Il est vrai que les prix sont toujours exagérés, mais cette fois, s’est carrément le feu. Normalement, en pareille période, l’oignon se vend à 10 DA le kilo, aujourd’hui son prix dépasse les 40 DA. Le tubercule des pauvres a atteint les 55 DA. Quant aux fruits et aux autres produits, les prix sont carrément inaccessibles.
Il est temps que les services concernés passent à l’action pour nous délivrer des spéculateurs et autres charognards qui nous menacent de famine », dira ce père de famille dépité. En effet, notre virée dans le marché nous renseignera sur l’envergure de cette hausse des prix. Les carottes ont atteinte les 70 DA, la salade est à 100DA, le piment et le poivron sont fixés à 100 DA, la tomate fraîche à 100 DA. Le chou-fleur, la courgette et les haricots verts sont proposés à partir de 120 DA. Concernant les fruits, les prix ont atteint les sommets, notamment le raisin qui dépasse les 120 DA le kilo, les poires de moyenne qualité sont à 100 DA et le melon qui se maintient à 60 DA.
Quant aux fruits d’importation, ils sont proposés à des prix dépassant toute imagination. Pour ce qui est des viandes, les citoyens n’osent même pas entrer dans les boucheries et en demander les prix, et pour cause, la viande avec os est à 900 DA, le bifteck a atteint le prix 1400 DA.
Quant au prix du poulet vivant, il a grimpé à 300 DA, celui évidé est cédé à 390 DA. C’est dire que les citoyens, notamment ceux à faible revenu, ne se nourrissent plus à leur faim, quant à se nourrir décemment… c’est une autre affaire !
Hocine T.

