Les citoyens de Cheurfa, village relevant de la commune de Tizi N’Tleta dans la daïra de Ouadhias, ne cessent de demander aux autorités locales la prise en charge d’un certain nombre de manques et de problèmes qu’ils endurent dans leur vie quotidienne.
Selon leurs dires, leur bourg ne dispose pas de commodités permettant une vie décente et ils souffrent de plusieurs manques en infrastructures et en commodités de base, notamment un bureau de poste, qui existait jadis mais qui a été fermé depuis plus d’une décennie. Ainsi, les habitants sont souvent obligés de se déplacer au chef-lieu communal ou de daïra pour retirer leur argent ou procéder à une opération postale. « Nous faisons souvent le déplacement à Tizi N’Tléta, Ouadhias et même parfois Souk El Tenine, pour retirer notre dû,; avec tous les risques que nous encourrons en cours de la route », dira Dda Belkacem. Par ailleurs, le projet de téléphonie fixe, dont le village avait bénéficié il y a maintenant plus de cinq ans est toujours en stand by, les travaux prévues pour la mise en service de 512 lignes n’ont pas encore été lancés. Madjid, un autre citoyen du village indiquera que « nous avons, en effet, attendu trop longtemps ce projet qui nous aurait même permis de disposer de l’Internet, mais voila, le projet n’est pas encore entamé ». Il ajoutera que «plusieurs pétitions et demandes ont été déposées auprès des services concernés. À chaque fois, ils nous promettent d’entamer les travaux. Hélas, à ce jour, il n’y a rien qui se profile à l’horizon, les habitants restent sans cette commodité vitale, notamment en ces temps où la technologie dépasse toute imagination, et sont obligés de se déplacer jusqu’au chef-lieu communal pour se connecter».
Une maison de jeunes qui n’a jamais fonctionné
Quant au secteur de la jeunesse et des sports, le village ne dispose d’aucune infrastructure destinée à la masse juvénile, ni stade, sans foyer de jeunes, ni même une aire de jeu. La maison de jeunes, construite depuis des années à coup des millions, n’a jamais fonctionné à défaut de matériel nécessaire. « Cette structure est à l’abandon depuis plus de cinq ans. Le matériel et l’équipement nécessaire n’est pas encore installé et elle reste fermée, au grand dam des jeunes », souligne Rachid. Ce dernier enchaînera, dans le même contexte, que « des quartiers se retrouvent sans réseau d’assainissement et plusieurs foyers demeurent sans électricité ». Dans le quartier Alma N’Salah, l’on a constaté que les égouts sont à ciel ouvert au milieu des habitations. Du coup, les habitants de ce petit quartier souffrent d’odeurs nauséabondes, qui s’y dégagent. Une situation maintes fois dénoncée par les riverains, mais restée en l’état. « Il est urgent de dénoncer cette situation catastrophique que vivent les habitants, les responsables qui devraient se soucier de nos problèmes n’ont pas jugé utile d’y remédier et nous continuons de patauger dans les égouts à côté de nos foyers. Nous vivons un vrai calvaire ». Il faut signaler également qu’un autre ruisseau d’eaux usées se déverse à proximité du CEM du chef-lieu de la commune, ce qui met les collégiens face à un danger permanant sur leur santé. Il est à rappeler que ces mêmes collégiens avaient boycotté les bancs de leurs classes pour, notamment, cette raison.
B. K

