La patience des paramédicaux semble avoir atteint ses limites.
En effet, la tension est montée d’un cran chez la corporation paramédicale qui a décidé de monter au créneau pour dénoncer le tâtonnement des services des établissements hospitaliers dans l’application du nouveau statut particulier de ce corps. « Devant cet état de fait, le Conseil National du syndicat algérien des paramédicaux a brandi la menace d’observer un mouvement de grève le 15 octobre prochain », peut-on lire dans le communiqué de cet organisme syndical. Ce mouvement de protestation a été décidé lors de la réunion des membres du Conseil national de cette entité syndicale qui a eu lieu le 20 septembre dernier au niveau de son siège national. Le corps paramédical veut à travers cette action, porter haut ses revendications socioprofessionnelles. Le syndicat algérien des paramédicaux compte tenir, la semaine prochaine, une réunion dont l’ordre du jour, selon le même communiqué comportera les points suivants : « le retard enregistré dans l’application du nouveau statut particulier de cette tranche des travailleurs, la situation socioprofessionnelle qualifiée de « désastreuse », les conditions de travail de la corporation paramédicale et toutes les revendications restées en suspens ». Selon les rédacteurs de ce communiqué « le syndicat algérien des paramédicaux appelle le ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière à ouvrir les portes d’un « dialogue sérieux et serein » pour essayer de trouver des solutions aux problèmes qui règnent sur le secteur de la santé. Le personnel paramédical, ajoute le communiqué réclame l’amélioration des conditions socioprofessionnelles du personnel paramédical. Le syndicat algérien des paramédicaux revendique également la généralisation de la prime de contagion à tous les paramédicaux et sans cumul avec la prime d’intéressement.
L. O. CH.

