Pendant le ramadhan le prix du poulet éviscéré oscillait entre 270 à 300 dinars. Mais une fois le ramadhan passé son prix s’est envolé à plus de 400 dinars et se stabilise aujourd’hui à 360 dinars le kilo. Cette situation reste incompréhensible pour bon nombre de consommateurs qui n’arrivent pas à admettre qu’une telle hausse ait lieu dans une wilaya classée parmi les premières régions productrice des viandes blanches, le poulet de chair plus particulièrement. Les producteurs justifient cette cherté du prix du poulet par les hausses vertigineuses qu’ont connues et connaissent aujourd’hui encore sur le marché mondial les prix du maïs et du soja, des matières premières indispensables pour la fabrication des aliments de bétails. Quelles qu’en soient les causes, car probablement il y en a d’autres, le poulet qui est incontestablement la viande du pauvre est devenu aujourd’hui inabordable pour la grande majorité des ménages. Les aviculteurs n’ont pas manqué d’évoquer d’autres facteurs tels que les chaleurs caniculaires naturelles aggravées par les incendies qui ont touché beaucoup de régions à Bejaia. « Même si la flambée des prix du poulet est due en partie à des hausses vertigineuses sur le marché mondial des matières premières composant les aliments du bétail, tels le maïs et le Soja, il faut dire aussi que les aviculteurs ont manqué de moyens pour faire face à la canicule de l’été dernier. Des chaleurs torrides aggravées par des incendies. Les bâtiments d’élevage sont pour la plupart de simples hangars ne répondant pas aux normes réelles d’élevage de poulet. Avec un hangar dont le toit est en feuilles de zinc, manquant d’aération et de climatisation adéquate, des maladies parfois mortelles apparaissent allant jusqu’à décimer la production d’un poulailler entier », a expliqué chérif, un aviculteur expérimenté.
L.Beddar

