Une première dans les colonnes du mouvement syndical de l’éducation nationale. Les six syndicats représentant ce secteur névralgique dont la masse ouvrière est la plus importante du pays viennent de se mettre d’accord pour aller vers l’élaboration d’une plate-forme de revendications communes qui prendra en charge le secteur de l’éducation dans sa globalité. Cette idée avancée préalablement par l’UNPEF et le CLA a trouvé une oreille attentive chez l’ensemble des travailleurs de l’éducation, tous corps confondus, et a été mûrement discutée et adoptée avant-hier lors d’une rencontre qui a réuni les représentants du SETE-Béjaia, SATEF, UNPEF, SNTE, CNAPEST et du CLA. Suite à cette rencontre préparatoire qui devient plus que nécessaire pour faire valoir les revendications des enseignants face à «la précarité qui touche l’ensemble du système éducatif et la dégradation des conditions socio-professionnelles de l’enseignant», il a été décidé en commun accord d’aller vers l’organisation des états généraux des syndicats de l’éducation dans un mois. Une deuxième réunion se tiendra aujourd’hui avec la présence de deux membres de chaque syndicat qui se sont organisés en commission technique afin de présenter leurs propositions pour la préparation des états généraux, discuter de leurs revendications communes et trouver le meilleur moyen de concrétiser une plate-forme de revendications bien déterminée. Viendra ensuite la réunion des conseils nationaux le mois de novembre prochain qui consacrera définitivement cette «alliance syndicale». Lors d’un point de presse animé hier par le vice-coordinateur du CNAPEST pour présenter les résultats des travaux de la session ordinaire du conseil national qui s’est tenue le 29 octobre dernier, M. Larbi Nouar a précisé que ce rassemblement des syndicats de l’éducation autour d’un seul objectif visant l’intérêt général de toute la famille éducative s’impose pour constituer une force de proposition possédant assez de poids et de représentativité pour aller vers l’aboutissement de ces doléances. Toutefois, il a tenu à expliquer que ce consensus des syndicats sur une seule plate-forme concernera uniquement les actions communes à mener ensemble et ne compte nullement donner naissance à une nouvelle structure syndicale. Et d’ajouter que chaque syndicat conservera son autonomie et son statut. Revenant à la dernière session du conseil national du CNAPEST, M. Larbi a fait savoir qu’après une trêve de deux mois et une absence sur le terrain depuis la rentrée scolaire, une méthode adoptée par son syndicat pour laisser passer la conjoncture particulière de la charte sur la réconciliation nationale et éviter tout amalgame sur les activités du CNAPEST, ce dernier a adopté les recommandations de la dernière université d’été et élaboré le plan d’action pour l’exercice 2005-2006.
H. Hayet
