Ils demandent l’abrogation du décret n°191 – Les diplômés du système LMD menacent !

La tension est montée d’un cran au sein de l’Université algérienne après l’institution d’un concours d’accès au Master.

Les diplômés du système LMD dénoncent vigoureusement l’instauration de ce concours, introduit depuis le mois de juillet dernier par un nouveau décret signé par l’ancien ministre du secteur. De ce fait, les étudiants du système LMD déplorent avec force ce décret et demandent son abrogation. Tout en qualifiant ce décret d’« injuste », des étudiants issus du système LMD ont entrepris des actions de protestation, à l’exemple de ceux des universités de Blida et de Constantine, où des milliers d’étudiants ont protesté contre ce concours qu’ils qualifient de « contraire au principe du système LMD ». Selon le porte-parole des étudiants de l’université des sciences juridiques, « l’accès au Master se faisait simplement sur la base de dossiers et des résultats obtenus durant le cursus universitaire ». Sur ce dernier point, notre interlocuteur dira qu’« avec ce nouveau décret, les étudiants du système LMD vont se retrouver avec des majors de promotion qui n’accéderont plus aux postes de graduation suite à l’instauration de ce concours ». Les étudiants issus du système LMD brandissent, de ce fait, la menace de fermer toutes les universités à l’échelle nationale, et ce, «jusqu’à ce que le décret en question soit abrogé », a encore indiqué la même source. Dans une lettre adressée au ministère de l’Enseignement supérieur, dont des copies ont été également envoyées au Président de la République, au Premier ministre, au président de l’Assemblée populaire nationale (APN) et au Conseil de la nation, le collectif des diplômés LMD menace de «fermer toutes les universités du pays et d’empêcher la tenue de ces concours». Ce même collectif demande au ministre de l’Enseignement supérieur «d’annuler ou de réviser le décret n°191 pour que les étudiants puissent poursuivre leurs études, comme le garantissait le décret n°250, annulé par l’ex-ministre de la tutelle ».

L. O. CH