Les 57 locaux à usage professionnel, implantés au quartier de Boukhalfa, distribués en 2009 au profit des jeunes chômeurs de la commune d’Amizour, sont restés fermés vu qu’ils ne sont alimentés ni en eau, ni en gaz ni même en électricité et ce malgré les moult requêtes des bénéficiaires, adressées aux différents responsables concernés.
La dernière d’entre elle est celle adressée au wali de Béjaïa en date du 12 août dernier, dans laquelle ces jeunes interpellent le premier responsable de la wilaya de la situation lamentable de ces locaux inachevés qui ne se cessent de se dégrader. Une manière d’accabler les autorités locales, mais plus particulièrement les services de la DLEP, qui, selon ces jeunes chômeurs, n’ont pas accompagné ce projet jusqu’au bout, ne s’assurant même pas le raccordement des locaux aux réseaux d’eau et d’électricité afin qu’ils soient opérationnels. Certains de ces jeunes bénéficiaires se sentent même pris au piège, en allant contracter des crédits bancaires pour se retrouver, aujourd’hui, contraints à leur remboursement et au payement des loyers, alors qu’ils ne sont même pas capables d’exercer leurs métiers faute d’électricité d’eau ou de gaz. La situation de ces malheureux bénéficiaires s’avère urgente, il faut, d’abord, sauver ces locaux réalisés à coût de milliards, puis mettre fin à la situation sociale de ces jeunes chômeurs, en leur offrant des commodités nécessaires à leurs activités pour assurer leur insertion.
Nadir Touati

