Les chauffeurs de taxis ferment la gare de Bouhinoune

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Les transporteurs de voyageurs par taxis ont procédé hier, à la fermeture de la nouvelle gare routière de Bouhinoune, pour protester contre une décision de la direction de la gare de les soumettre à une taxe, à chaque rotation.  L’autoroute jouxtant la nouvelle gare de Bouhinoune a donc connu hier une véritable anarchie. En effet, le déplacement depuis cette gare était devenu un réel parcours du combattant pour les centaines de voyageurs, mais aussi pour les autres transporteurs. La raison, les taxieurs en grève ont bloqué l’entrée à cette structure, en garant leurs véhicules de services devant l’entrée de la gare routière, empêchant du coup les différents véhicules de transports d’y pénétrer. Une action menée afin de protester contre une décision de l’administration jugée arbitraire par les chauffeurs des taxis. « Les chauffeurs de taxis sont, depuis un certain temps, soumis à une pression de la part de l’administration. Deux choix leur sont imposés, soit ils signent une convention de 1230 DA par mois, soit ils paient 50 DA à chaque rotation », expliquera un taxieur, membre du bureau régional de l’union national des chauffeurs de taxis (Unact).

Deux choix qui, selon le même représentant, ne font pas l’unanimité parmi les chauffeurs de taxis de différentes catégories. Car selon la plupart d’entre eux : « les taxieurs ne peuvent s’imposer une taxe mensuelle alors qu’ils ne travaillent pas tous les jours du mois », expliquent-ils. Ils ajoutent par la même occasion : « De l’autre côté payer l’entrée à 50 dinars pour chaque rotation même à vide, ce n’est pas du tout normal. D’autant plus qu’avant, c’est-à-dire depuis une année que nous avons été transférés ici, nous ne payions qu’un ticket de 50 dinars avec lequel nous circulions pendant toute la journée ». Les manifestants disent avoir  interpellé par écrit, le wali de Tizi-Ouzou, mais aussi la direction locale du transport. Ils assurent avoir proposé des solutions, mais en vain. Il s’agirait, notamment, de revenir au système de ticket unique à 50 DA, ou encore de baisser le montant de la convention à 1000 dinars. Ce qui est sûr, c’est que le mouvement des chauffeurs de taxis au niveau de la gare routière de Bouhinoune, aura créé une énorme anarchie.  Les bus de transport de voyageurs urbain, inter urbain et inter wilaya, ont dû transformer une moitié de la voie de l’autoroute, jouxtant la gare, en parking, arrêts et points de stationnements Les voyageurs eux, étaient pris de panique, ne sachant où se diriger pour pouvoir rentrer chez eux. De l’autre côté l’administration au niveau de la gare routière de Bouhinoune déclare que l’action des chauffeurs de taxis était « illégale ». Le chef de la section de contrôle, qui signalera que le nombre de taxieurs urbain, inter urbain, et inter wilayas qu’abrite la gare routière avoisine les 500, dira : « Les taxieurs ont pour la majorité signé la convention, le mouvement n’a donc pas lieu d’être. D’autant plus que leur mouvement de grève n’est justifié que par la taxe de 17% dont ils doivent absolument s’acquitter ».

 Il y a lieu de noter, que les protestataires, qui n’ont sont pas à leur premier mouvement depuis l’instauration de cette taxe, se disaient hier déterminés à aller cette fois-ci au bout de leurs revendications.

Ch. T.

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