Le deuxième salon de l’élevage et de la production laitière, organisé du 16 au 18 de ce mois au niveau de la grande surface du lac de Béjaïa, a réuni pas moins de 65 participants, venus de 10 wilayas du pays.
Organisé par l’association des éleveurs et producteurs de lait de Béjaïa, en partenariat avec la DSA et parrainé par le ministre de l’Agriculture et le wali de Béjaïa, ce salon a été l’occasion pour les éleveurs et les producteurs de lait de débattre des difficultés auxquelles est confronté le secteur et d’émettre des propositions pour sa consolidation. Au programme, des expositions, des débats et une conférence internationale qui a réuni des professionnels de la filière lait et des universitaires ayant fait des travaux de recherche sur le secteur de l’agriculture en général et sur la production laitière en particulier. Cette conférence, qui avait pour slogan « les coopératives font vivre le monde », a permis le diagnostic des carences de la filière lait dans la wilaya de Béjaïa et la mise en exergue de ses atouts. M. Rahmani, président de l’association des éleveurs et producteurs de lait de Béjaïa, consulté en marge de cette conférence, fait état de plusieurs problèmes qui font, selon lui, « ralentir le développement du secteur de l’élevage dans la wilaya ». A commencer par l’association elle-même qui, affirme M. Rahmani, « ne dispose même pas de siège et ne fonctionne que grâce aux contributions des éleveurs ». En ce qui concerne les préoccupations des éleveurs de la wilaya, le président met en avant le manque de semence pour les agriculteurs spécialisés dans les aliments de Bétail et l’insuffisance des assiettes foncières pour les éleveurs et les producteurs. « Les éleveurs ont besoin de se réunir en coopératives pour plus d’efficacité et souhaitent, en ce sens, disposer d’assez d’espace d’exploitation et de stockage », déclare M. Rahmani qui évoque la nécessité de la mise à disposition des éleveurs davantage d’assiettes foncières ainsi que d’espaces de stockage à l’exemple des anciennes caves coloniales ou des hangars non utilisés. Selon lui, « si les agriculteurs spécialisés dans l’aliment de bétail recevaient suffisamment de terrain, ils pourraient subvenir aux besoins des éleveurs et cela diminuerait notre dépendance du marché international en la matière». Outre ces préoccupations, M. Rahmani évoque, aussi, le problème de la TVA qui demeure l’un des plus préoccupants et qui, selon lui, « doit être supprimée ou du moins diminuée de 17 à 7% ».
M. H. Khodja

