Bouira La deuxiéme édition du festival de danse moderne s'est achevée hier – Un show renversant, une organisation défaillante !

La deuxiéme édition du festival régional de danse moderne, s’est achevée, hier, après deux journées de spectacle.

Ainsi, cet événement culturel, unique en son genre sur la scène locale, organisé par l’association culturelle « El Wafa » à la Maison de culture Ali Zamoum de Bouira, du 19 au 21 du mois en cours, a drainé une foule impressionnante de jeunes et moins jeunes, venus admirer le show des participants. Ces derniers, venus des quatre coins du pays, notamment de Béjaïa Boumerdès, Tizi-Ouzou, Alger et même de Tamanrasset, ont offert aux spectateurs un spectacle des plus époustouflants. En effet, plus d’une dizaine de groupes de hip-hop, Tectonik et de rap ont exécuté des acrobaties, voltiges et autres pirouettes suivant une musique rythmée choisie par DJ  » Tropical ambiance », un jeune DJ très talentueux, de l’avis de tous les participants. Après un tour de chauffe, entamé vendredi dernier et interrompu par le mauvais temps de ces derniers jours, les choses sérieuses ont commencé avant-hier, samedi. En marge de ce festival, un petit tournoi a été organisé entre les différents danseurs, le tout dans une ambiance joviale et bon enfant. Cette compétition a donné lieu à un show renversant, et c’est le moins que l’on puisse dire. Les différents groupes se sont affrontés en  » Battel », sorte de duel musical, où les enchaînements de figures acrobatiques, le plus souvent très athlétiques, étaient notés par un jury composé de danseurs aguerris. Un des break-dansers, répondant au pseudonyme de « B-Boy Snoopy », âgé de 22ans et venu de la wilaya de Tamanrasset, a carrément mis le feu sur scène en exécutant des figures tels que des Windmill, Airtrack, Airflare, Backspin et Headspin… etc. D’autres, à l’image du groupe A2R et du free styler Donsha, tous âgés d’une vingtaine d’années au grand maximum, ont fait vibrer la salle de spectacle de la Maison de la culture, avec des prouesses techniques et physiques, laissant les spectateurs bouche-bée. Selon Khalfa Nassim, président de l’association El Wafa, « la danse moderne, à travers toutes ses variantes, est une richesse culturelle qu’il faut développer et encourager (… ), ce festival est une formidable occasion pour les groupes naissants de se faire connaître sur la scène locale et nationale, mais aussi, un moyen de faire connaître ce style de musique et de danse et le faire sortir des clichés trop souvent erronés, de danse de gesticulateurs en pantalon tombant », a-t-il noté. Avant d’ajouter:  » Je me félicité du succès rencontré par cette deuxième édition. Déjà l’année dernière, on a eu de très bons échos. On espère rééditer ce festival et pourquoi pas l’étendre à l’échelle nationale et inviter de grands noms de la scène du hip-hop algérien ». Pour rappel, au mois de novembre 2011, la première édition de ce festival, organisée à l’époque au théâtre communal Salah Saadaoui de Bouira, a connu un franc succès, avec déjà la participation de divers groupes des wilayas limitrophes. Notons enfin, que l’organisation de ce festival laissait quelque peu à désirer, car, à côté des shows assurés, les groupes de jeunes break-dansers participants étaient dans la majeure partie du temps livrés à eux même.

 Ramdane. B